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... mais qui cristallise également les tensions...

Tous les articles (11)
  • Aude et Angélique 1ere L

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    Par FREDERIC DURDON, publié le vendredi 9 mai 2014 14:36 - Mis à jour le mardi 13 mai 2014 21:36

    Texte explicatif pour l'exposition

     

    NOTICE : Hansi, 1913, Lettre de la famille Resal du 15 Juin 1917 de Louis à Meriem, dessin, 3500px*2550px, texte et image retouchée par Aude NICLAS et Angélique RETAILLEAU

     

    Ce dessin d’Hansi a été réalisé en 1913 peu avant la première guerre mondiale. Hansi était un proche de la famille Resal, famille unie ayant traversé la grande guerre dans son intégralité. Dans de nombreuses lettres de la correspondance fournie qu’ont entretenue les membres de cette famille, le nom de l’artiste est cité. Nous avons tout naturellement décidé de mettre en relation une lettre de Louis Resal à son frère, Meriem, écrite le 15 juin 1917, lorsqu’il était au front. Dans cette lettre, Louis décrit un village alsacien type du début du XXème siècle, car en effet, la guerre se passant à la frontière franco-germanique, le front où doit combattre Louis se trouve en Alsace.

     

    Il est à noter que la lettre et l’image ont été écrites et dessinées indépendamment l’une de l’autre, le rapprochement a été fait entièrement sur notre propre jugement.

     

    Pour renforcer le parallèle flagrant entre la lettre écrite par Louis et décrivant un village, ainsi que le dessin d’Hansi, nous avons décidé de rajouter les descriptions directement sur l’image. De cette façon, les ressemblances apparaissaient de manière beaucoup plus évidente. La police manuscrite a été choisie comme pour donner l’illusion que Louis Resal avait annoté le dessin à mesure qu’il écrivait sa lettre. Mais l’idée n’était cependant pas d’alourdir l’image, nous avons voulu que le texte se fonde dans le décor, comme si il était naturellement présent, c’est pourquoi nous avons opté pour la couleur blanche du texte. Nous avons également étudié certains éléments de l’image qui démontre la présence de la violence au sein de l’Alsace, malgré la légèreté apparente du décor.

     

    A l’entrée de l’église par exemple : le chiffre 1635 est inscrit, sans doute pas un hasard. Cette date peut être mise en rapport avec le massacre de la population alsacienne par les suédois en 1635. Ainsi l’idée de violence, de mort, est accentuée avec les tombes, positionnées devant cette date. D’autre part, une croix est placée sur un côté de l’image, avec des traits assez précis et noirs, la mettant assez en avant lorsqu’on compare avec les couleurs pastelles de l’image. Ce genre de témoignage chrétien était souvent placé à l’entrée des villages de montagne pour que les voyageurs puissent se recueillir. Ici, on pourrait interpréter la présence de cette croix (additionnée avec celle de l’église) par l’omniprésence de la religion en temps de guerre. En effet, durant ces temps rudes, il n’était pas rare que les gens se tournent vers la religion pour reprendre espoir. Cela était d’autant plus valable pour le peuple alsacien qui a été victime d’évènements assez violents, car la région a été en ballotage constant pendant plus d’un siècle entre deux pays ennemis (à cause des guerres napoléoniennes notamment).

     

    Le message de l’auteur était ainsi sans doute de montrer que malgré les apparences joyeuses du dessin, il y a tout de même une face sombre à cette époque qu’il ne faut pas oublier, à savoir que la guerre est toujours présente à la frontière franco-allemande ; des tensions avec les germaniques que les alsaciens, et donc Hansi, ne pouvaient pas oublier. De plus, on peut dire que cette face de la guerre est également présente dans la lettre, car Louis écrit du front, demande des nouvelles de ses amis blessés, mais essaye quand même de voir le bon côté des choses en décrivant un magnifique village alsacien dans la région dans laquelle il passe.

     

     

  • Manon, Laurine, Marion 1ere Sb

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    Par FREDERIC DURDON, publié le vendredi 9 mai 2014 14:35 - Mis à jour le mardi 13 mai 2014 10:07

    L'obélisque est le monument de Geisberg, il se situe près de Wissembourg. Cet obélisque fut inauguré en 1909 devant 50 000 personnes (majoritairement Alsaciens-Lorrains). Ils se sont tous en coeurs mis à chanter une vibrante Marseillaise, jouée par la musique municipale de Reichshoffen, devant les autorités allemandes médusées.
    C'est au dernier moment que Hugo Zorn von Bulach (issu d’une vieille famille noble alsacienne) arrive à convaincre Karl von Wedel (gouverneur d’Alsace-Lorraine) d’accepter que l’obélisque soit couronné par un coq gaulois.

    Sur cette image nous avons deux enfants alsaciens. Ce sont les enfants d'Auguste Spinner le délégué général du Souvenir Français. Georges et Laurence Spinner sont en train de songer aux armées napoléoniennes qui comptèrent un nombre impressionnant de généraux d’origine alsacienne, 70 en l’occurrence. Nous connaissons aussi le père d’Auguste Spinner qui était lieutenant de la garde nationale en 1870. »

    http://ceuxde14.wordpress.com/2013/10/27/lecteur-noublie-pas-que-mon-village-ceux-qui-noublient-pas-a-valu-une-condamnation-dun-an-de-prison-a-hansi/

    Cependant, à la même époque, vers 1913, la multiplication des procès politiques et des arrestations dans le milieu francophile, fut très nombreuses. Ses nombreuses arrestations touchent les amis les plus proches d'Auguste Spinner, dont Hansi, l'abbé Wetterlé et Zislin

    Hansi lui dédit alors de manière implicite son album intitulé Mon village - Ceux qui n'oublient pas, publié à Noël 1913, dans lequel le père d'Auguste Spinner, Laurent, resté à Wissembourg, figure sous les traits du veilleur de nuit.

    Source: http://hansi.chez.com/spinner2.htm

    Auguste Spinner est un peintre, décorateur, architecte, journaliste et militaire. Né à Wissembourg le 14 juin 1864.Il est l'un des personnages les plus marquants de l'Alsace de la première moitié du XXe siècle. C'est un patriote alsacien au service de la France, nous confie Philippe Tomasetti (un historien de l'alsace du Nord). Auguste Spinner, s'engagera comme volontaire dans les services de renseignement et collabore avec le colonel l'andlauer et Pierre Bucher. Enfin il entre a Wissembourg en 1918, et recevra en 1919, à la tête des troupes recevra Poincaré et Milerand. Il mourra en 1939, à Strasbourg.

    L’artiste a été profondément marqué par la bataille du 4 août 1870 qui toucha sa ville natale.

    Auguste SPINNER se fait remarquer comme l'un des principaux collectionneurs d'armes et d'uniformes d'Alsace et comme l'un des meilleurs historiens de la guerre de 1870 dans le Nord de l'Alsace.

    http://www.cerclesaintleonard.com/page.php?url=fiche_11

    Légende :

    En 1920, Hansi se fait officier de la Légion d'Honneur à Colmar. Photo de l'ouvrage de Yannick Scheibling et Rolland Muller, Tout Hansi, La nuée bleue, DNA, Strasbourg, 2009.

    Légion d’honneur, Colmar

    Jean-Jacques Waltz, dit Hansi ou encore Oncle Hansi était un dessinateur et publiciste de la première guerre mondiale. Hansi s'engage au 152e R.I., il est ensuite muté à l'état-major de la division où il est d'abord interprète stagiaire puis officier Interprète militaire et enfin affecté au service de la propagande aérienne. Il a été promu au grade d'officier de la légion d'honneur le 28 août 1919.

    Sur cette photo en noir et blanc, nous pouvons voir une remise de légion d'honneur. Cette remise de récompense se passe à Colmar, sur la place publique du village car nous voyons des maisons à l'arrière de cette grande place.

    Au premier plan, nous voyons une douzaine d'hommes. La plupart étant des militaires français que nous devinons grâce à leur tenue de soldat. Les autres sont des hommes politiques. L'un d'entre eux est Alexandre Millerand, le président de la république française de 1920 à 1924 qui décore les militaires de la légion d'honneur pour leur engagement au service de l'armée. Hansi fait parti de ces officiers présent lors de cette remise de récompense.

    Nous pouvons voir au second plan, les autres soldates qui assistent à la remise de récompense. De nombreux habitants de Colmar se sont déplacé pour cet événement.

  • Hélèna et Mallaury

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    Par FREDERIC DURDON, publié le vendredi 9 mai 2014 14:27 - Mis à jour le lundi 12 mai 2014 15:27

    Voici notre image active sur "Mon village, ceux qui n'oublient pas.".

  • Molimard Axel et Montiel Maxime 1ere Sb

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    Par FREDERIC DURDON, publié le vendredi 9 mai 2014 14:30 - Mis à jour le lundi 12 mai 2014 15:27

    Une raison qui justifie d'autant plus le jugement d'Hansi et de son œuvre est le détail qui se cache dans une page de "Mon Village". En effet, comme on peut le voir en bas de l'image, sur l'exemplaire du livre qui est ouvert au premier plan ; sur la page de droite on peut distinguer un obélisque avec un coq à son sommet. Or cet édifice s'avère être un monument érigé par Auguste Spinner à Wissembourg (en Alsace, alors allemande). Il est consacré aux soldats français tombés au champ d'honneur sous l'ordre de différents généraux et maréchaux pendant le XVIII/XIX ème siècle.

    L'inauguration a eu lieu le 17 Octobre 1909, mais elle se transforma en manifestation pro-française lors de laquelle plus de 50 000 Alsaciens/Lorrains chantèrent à l'unisson la Marseillaise. Les autorités allemandes furent profondément choquées.

    On peut donc aisément comprendre pourquoi celles-ci jugent Hansi quand celui-ci y fit référence dans son œuvre. En effet, à chaque fois, dans chaque dessin, dès que Hansi dessine une "petite alsacienne", c'est sans doute à cet événement de protestation générale et de contestation de la domination allemande qu'il fait référence.

     

     

     + la lettre de Julie à Meriem du 14-18 Octobre 1914

  • Vincent Houée et Valentine Robert 1Sb

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    Par FREDERIC DURDON, publié le vendredi 9 mai 2014 14:31 - Mis à jour le lundi 12 mai 2014 15:26

    Mon village, ceux qui n’oublient pas, pages 26-27
    Jean-Jacques Waltz, dit Hansi (1873-1951) - 1913
    © Reproduite dans l’ouvrage de Yannick Scheibling et Roland Muller, Tout Hansi, La nuée bleue, DNA Strasbourg, 2009

    Notice image:

    Une tombe rappelle les combats de l’été 1870, elle appartient à un soldat de culture chrétienne.

    Notice texte :

    Ce texte est adressé aux enfants. Il évoque la période après la guerre napoléonienne. Hansi veut faire prendre conscience aux enfants de l'importance des commémorations.

    « Cela, c'est une fête du cœur que nul gouvernement ne pourra nous empêcher de célébrer »

     

    on village, ceux qui n’oublient pas, page 26

    Jean-Jacques Waltz, dit Hansi (1873-1951)

    Image et commentaire par l’Oncle Hansi

    Paris : Floury 1913

    Matériaux : Papier

    Technique : Imprimé

    copyright : © Reproduite dans l’ouvrage de Yannick Scheibling et Roland Muller, Tout Hansi, La nuée bleue, DNA Strasbourg, 2009

    notice :

    Le monument du Geisberg (près de Wissembourg), inauguré en 1909 devant 50 000 personnes (majoritairement Alsaciens-Lorrains) qui entonnent une vibrante Marseillaise. Au dernier moment, Hugo Zorn von Bulach (issu d’une vieille famille noble alsacienne) avait convaincu Karl von Wedel (gouverneur d’Alsace-Lorraine) d’accepter que l’obélisque soit couronné par un coq gaulois. Auguste Spinner est alors le délégué général du Souvenir Français. Sont représentés ici, de dos, Georges et Laurence Spinner (enfants du précédent) en train de songer aux armées napoléoniennes qui comptèrent un nombre impressionnant de généraux d’origine alsacienne