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Souvenir d'un territoire bucolique...

Tous les articles (10)
  • Exposition virtuelle Kevin, Antoine et Milan 1ere Sb

    2
    Par FREDERIC DURDON, publié le vendredi 9 mai 2014 13:11 - Mis à jour le mardi 13 mai 2014 21:34

    La première partie de l'exposition va porter sur une image active que nous avons conçue:

    I/ Hansi et la vie quotidienne

    Hansi présente la vie quotidienne de son village durant l'occupation allemande de l'Alsace. Sous ce dessin agréable à l’œil se cache une vraie caricature dans laquelle Hansi nous révèle son opinion et celle de la population.

    II/ Hansi et la famille Résal

    Nous étudierons le paysage à travers deux extraits de lettre de Louis Résal à Meriem et Julie Résal témoignant de la beauté du village de Hansi et de son dessin.


     

    Louis envoya cette lettre du front, le 14 juin 1917, de Louis à Julie.

    "(...) Le pays d'Hansi est extrêmement beau et séduisant. On se demande comment il y a eu des gens assez fous pour donner ce pays aux Boches en 70, car s'il y a un pays bien français c'est celui-là. Je reconnais constamment les paysages d'Hansi : un petit village avec chaque maison entourée de son jardin ou verger, et avec le clocher tout fin et très pointu; et autour la plaine, avec des arbres pas mal, et les Vosges violettes qui dessinent leur profil assez arrondi sur le ciel embrasé par le coucher du soleil. (...)"

    Louis envoya cette lettre du front, le 15 juin 1917, à Meriem. Les passages entre guillemets sont des extraits de cette lettre.

    "(...) Tu ne peux pas te faire une idée de ce que le pays d'Hansi est beau.. Je le savais beau mais je ne me l'imaginait pas aussi séduisant. Il me plaît dans les détails; il est vert; dans les villages les maisons ont des grands toits qui dépassent de beaucoup les murs et sont très inclinés, ce qui leur donne une allure très gracieuse. Les maisons sont placées très irrégulièrement par rapport à la route, et toutes sont entourées de jardins, séparés de la route par une barrière ou un mur d'un mètre de haut à peine, si bien qu'on voit très bien dedans. Il y a des acacias et du chèvrefeuille qui embaument, et toute cette verdure entoure tellement bien les maisons qu'on croirait chacune d'elle au milieu d'un parc. (...)"

    III/ L'engagement d'Hansi

    Ce dessin témoigne donc à la fois du talent de Hansi pour le dessin mais pas uniquement. Effectivement celui-ci  montre l'engagement de Hansi dans le conflit franco-allemand. Les éléments qui nous le prouvent sont bien évidement le drapeau et le soldat sur lesquels nous vous invitons à cliquer (dans l'image active), vous pouvez aussi cliquez sur d'autres détails.

    Mon village, ceux qui n'oublient pas, 1913

    Les images numérisées sont tirées du fac-similé réalisé d'après l'exemplaire de luxe N°97 de l'édition de 1913.

    "Tu ne peux pas te faire une idée de ce que le pays d'Hansi est beau..."

    © Editions L Nuée Bleue / DNA, Strasbourg

  • Valentin Bertrand et Lucie Boudinot 1ere Sb

    2
    Par FREDERIC DURDON, publié le mardi 13 mai 2014 10:10 - Mis à jour le mardi 13 mai 2014 10:11

  • Amandine et Lucie (1ere L)

    1
    Par FREDERIC DURDON, publié le vendredi 9 mai 2014 13:07 - Mis à jour le lundi 12 mai 2014 15:09

    Notice : Figure 16, Les visiteurs parisiens, tiré de Mon village, loc. cit., p. 19

    "Presque toutes les histoires de "Mon village" sont conçues selon le même schéma: il y a d'un côté les bons Alsaciens, qui cultivent la mémoire de la France, même s'ils n'ont pas le droit de l'afficher ouvertement, et de l'autre côté les Allemands, avec toute leur arrogance, leur rustauderie et leurs manières désobligeantes, mais aussi les Français "de l'intérieur", sous les traits de touristes parisiens élégants et affables. Le village lui-même paraît appartenir au bon vieux temps de l'Alsace d'avant l'annexion. Quand on lit le portrait que fait Hansi des touristes allemands en Alsace et qu'on le compare avec celui des touristes français, cet éloge du "monsieur fort aimable", de sa "jolie madame" et de ses "enfants tout à fait gentils", semble être la caricature d'une caricature".

    Source : http://www.deuframat.de/fr/conflits/perceptions-le-propre-point-de-vue-et-celui-de-lautre/lalsacien-jean-jacques-waltz-alias-hansi-ses-textes-et-dessins-anti-allemands-et-leur-utilisation-en-cours-dhistoire/la-caricature-du-pangermanisme.html

  • Antonin COUPPE et Alexandre DELAUNAY 1ere Sb

    Par FREDERIC DURDON, publié le vendredi 9 mai 2014 13:09 - Mis à jour le samedi 10 mai 2014 12:22


    hansi mon village ceux qui n_oublient pas_0002.jpg

    L'auteur de cette œuvre est un artiste peintre du nom de Waltz, alias Hansi. Il est né à Colmar le 23 février 1873 et meurt le 10 juin 1951 dans ce même village. Il commence d'abord par peindre des paysages, surtout alsaciens, puis se tourne vers des œuvres caricaturales grâce auxquelles il propage les idées de résistance française contre l'Allemagne en Alsace. Mobilisé durant la guerre il reviendra après sa démobilisation dans son village d'enfance où il décèdera. Il faut savoir que cet homme était activement recherché par les autorités Allemandes pour haute trahison.

    Légende :

    Mon village ceux qui n'oublient pas

    Hansi

    Paris, 1913

    BnF Réserve des Livres rares, RES 4-Li28-527

    © Musée Hansi Riquewihr

    I/ "Le pays d'Hansi est extrêmement beau et séduisant" de Louis à Julie : Au front, le 14 juin 1917

    –        Des gens heureux : Nous observons parfaitement au premier plan des gens heureux dansant sur une colline. Des enfants jouent pendant que d'autres, un peu plus âgés, se tiennent la main en rond et ne semblent pas se soucier des problèmes qu’il pourrait y avoir. Ils ne semblent pas se préoccuper de l’acharnement entre la France et l’Allemagne envers l’Alsace.

    –        un village gai : On observe un village rempli de bonne humeur avec, comme dit précédemment, des gens heureux, mais également des personnes qui travaillent et qui participent au bon déroulement de la vie dans ce village. On les remarque notamment en train de puiser de l’eau, de travailler le terrain avec une charrette,… Il s’agit donc d’un village normal, en pleine campagne, coupé du monde extérieur et de ses problèmes.

    –        un splendide paysage : En plus de cette gaieté dans le village, on observe également un magnifique paysage, avec de nombreux champs et terrains. Ils sont de plusieurs couleurs et contribuent donc à la bonne humeur que ce village dégage. De plus, avec ce temps ensoleillé et ce ciel bleu, Hansi accentue alors la convivialité qui règne ici.

    II/ "Il a reçu un canon tout neuf" De Julie à Meriem. 14-18 octobre 1914 : un sentiment de guerre proche

    –        l'absence d'homme : On observe de nombreuses personnes mais on se rend compte que parmi tous ces gens, seuls des femmes et des enfants en font partie. Effectivement, bien que nous ne soyons qu’en 1913, on peut tout de même s’imaginer que la guerre était presque déclarée et que les hommes étaient déjà partis sur le front avec pour mission de se battre. Ce qui expliquerait donc l’absence de la gente masculine dans ce dessin.

    –        présence de la mort : Malgré toute cette joyeuseté, beaucoup de signes dans le dessin montrent que la mort est pourtant présente autour d’eux. On remarque tout d’abord que le bâtiment central et le plus imposant est l’église, qui est notamment accompagnée de pierres tombales, synonyme de mort, et des gens qui prient à côté. Ensuite, on observe facilement une grande croix en bas à droite de l’image, qui nous rappelle, elle aussi, la mort.

    –        La présence de la patrie française dans un village pourtant allemand : Bien que l’Alsace soit allemande à cette époque, on distingue un bon nombre d’éléments faisant référence à la France. Par exemple, les couleurs bleues, blanches et rouges sont présentes par le biais d’un enfant qui joue et qui détient un drapeau de la France dans sa main, ou encore dans la maison la plus à droite de l’image, trois vêtements sont alignés sur une corde à linge formant le drapeau français. On remarque de plus la date 1635 sur l’église faisant référence à au moment où la France a conquis l’Alsace lors de la Guerre de Trente Ans.

    III/"Tu fais bien de parler de Hansi [...] et répandre ses bonnes pensées". De Julie à Salem. A Bordeaux le 15 janvier 1915

    -          L’ambiguïté du dessin : Il est clair qu’il y a donc une forte ambiguïté dans cette image entre la mort et la joie. On peut ainsi penser qu’Hansi a voulu faire réfléchir à travers son illustration en insérant deux thématiques contrastées. Il est fort possible qu’en faisant cela, il veut montrer que la mort est présente partout quelques soit le contexte.

    -          La volonté d’une Alsace française : Comme nous l’avons dit, la France est présente dans cette œuvre. Mais connaissant Hansi et ses pensées, nous pouvons totalement supposer qu’il souhaite montrer que l’Alsace est « française », bien qu’elle soit en réalité allemande à cette époque. D’autant plus que le jeune garçon portant un drapeau français joue « à la guerre » avec ses amis, ce qui peut nous laisser sous-entendre que les alsaciens se battent pour la France. De plus, nous pouvons penser que la joie de cette population peut être dûe au fait que la France souhaite entrer en guerre face à l'Allemagne dans le but de récupérer l'Alsace et la Lorraine.

    hansi mon village ceux qui n_oublient pas_0004.jpg

    « Quand dans la journée j'avais été brutalisé au lycée boche, quand le professeur d'allemand nous avait enseigné que la langue allemande était la plus belle et la plus ancienne de toutes les langues, quand le professeur d'histoire avait insulté nos pères et tous les Français, en remontant jusqu'au temps de Charlemagne, quand le professeur de français, originaire de Koenigsberg, nous avait prouvé que ni les Français ni les Alsaciens ne savaient leur propre langue et que ce n'est qu'à Koenigsberg que l'on parle le français correctement, quand, à mon retour du lycée, d'où tous les jours je rapportais quelques gifles et quelques heures d'arrêts, j'avais rencontré les officiers insolents battant le pavé de notre ville, les fonctionnaires, laids et arrogants, et que je rentrais chez moi, triste et découragé, alors, pour me consoler, mon père me racontait combien notre petite ville était belle du temps français. ».

    Hansi

    Légende :

    Mon village ceux qui n'oublient pas

    Hansi

    Paris, 1913

    BnF Réserve des Livres rares, RES 4-Li28-527
    © Musée Hansi Riquewihr

    I)"Si tu savais comme le joli dessin d’Hansi me fait du bien à regarder quand j’ai tant de

    chagrin en pensant à mon pauvre Younès !...": De Julie à Salem. A Bordeaux, le 28 février 1915 : Une période de deuil.

    • a) Rivalités entre les pays de l'Europe.

    En 1914, l'Europe domine le monde. Les États européens se différencient entre eux par leurs systèmes politiques et leur développement économique.

    La France et dans une moindre mesure la Grande-Bretagne et l'Italie sont des régimes démocratiques : un parlement élu détient le pouvoir. En revanche, l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie et la Russie sont des régimes autoritaires, le pouvoir appartient à l'empereur, au tsar ou au roi, et le parlement ne joue aucun rôle.

    La Grande-Bretagne et l'Allemagne sont deux grandes puissances économiques et industrielles, de plus les Britanniques ont le premier empire colonial du monde. La France, l'Autriche-Hongrie et l'Italie ont développé des industries mais l'agriculture reste importante. Tandis que la Russie reste encore un pays très rurale bien qu'un effort industriel ait commencé à se développer. On peut aussi remarquer que l'Empire Allemand ne possède que très peu de colonies par rapport à l'énorme empire colonial britannique, ce qui ajoute à la rivalité économique.

    • b) L'après guerre franco-allemande, la paix.

    La France devient, de fait, en septembre 1870, une république. Conformément aux clauses de l'armistice, une Assemblée nationale est élue au suffrage universel le 8 février. Cette Assemblée est majoritairement monarchiste et favorable à la paix. Elle investit le 19 février un gouvernement dirigé par Adolpohe Thiers. Le traité de paix préliminaire est signé à Versailles le 26 février et ratifié par l'Assemblée nationale le 1 mars.

    II)"On se demande comment il y a eu des gens assez fous pour donner ce pays aux boches, car s'il y a bien un pays français c'est celui-là". De Louis à Julie. Au front, le 14 juin 1917

    • a)  Des gens qui n'oublient pas.                         

    Cette guerre et la perte de l'Alsace-Lorraine engendre pour longtemps en France un sentiment de frustration qui contribue à l'échec du pacifisme. Sur cette image, on peut voir que l'homme en bas à gauche tiens dans sa main la médaille commémorative de la guerre franco-allemande et la montre à l'enfant.

    • b) Perte de territoires.

    Suite à la guerre franco-allemande de 1870 perdue par la France et suite à laquelle cette dernière a dû céder les territoires d'Alsace et la Lorraine, aux Allemands, la France a un fort désir de revanche et est prête à se battre contre les Allemands à la première occasion venue afin de récupérer ses deux territoires perdus. On en conclu que le territoire peint par Waltz ici appartient aux Allemands, la preuve est que l'inscription de la maison est écrite en Allemand.

  • Caroline, Clémence et Alexis 1ere L

    Par FREDERIC DURDON, publié le vendredi 9 mai 2014 13:14 - Mis à jour le samedi 10 mai 2014 11:59

    Dessin de Hansi( 1873-1951)

    Tiré de "Mon village, ceux qui n'oublient pas " de 44 pages publié en 1913

    © Hansi

     

                 

    Dans son oeuvre "Mon village, ceux qui n'oublient pas"  Hansi donne une vision idéale de l’Alsace du début du XXème siècle . Une Alsace qu'il admire, qui lui donne de l'inspiration et dont il s'est fait le défenseur et porte parole.

     " Un petit village avec chaque maison entourée de son jardin ou verger, et avec le clocher tout fin et très pointu ; et autour la plaine, avec des arbres pas mal, et les Vosges violettes qui dessinent leur profil assez arrondi sur le ciel embrasé par le coucher du soleil. (…) "

    Cette citation tirée d'une lettre de Louis Résal à Julie, sa sœur, tous deux membres de la famille Résal (composée de deux parents et de leurs 6 enfants dont 4 garçons ), envoyé du front en 14 juin 1917 ( donc durant la Première Guerre mondiale) pourrait, en effet, rappeler l'œuvre d'Hansi. Il s'agit d'une famille qui a traversé les épreuves de la guerre au front ainsi qu'à l'arrière .

    Le dessin d'Hansi:

                    Nous pouvons admirer un village typiquement alsacien de nuit: une représentation de la ville natale de Hansi : Colmar. Elle se situe en Alsace, à une soixante de kilomètres de Strasbourg, en France. Une Alsace qui voit, à cette époque, sa population augmenter et son développement industriel s'accroître. Ce qui l'a conduit à réaliser de nombreuses et importantes opérations d'urbanisme. Par exemple, la construction des maisons à pans de bois était tendance à cet époque. En effet, sous l'influence de cette mode venue de la ville qui est de crépir des façades, on peut constater que la majorité des maisons d'Alsace possèdent cette particularité comme celles que nous pouvons observer à droite de l'image.  En 1870, la ville et la région appartiennent dorénavant à la Prusse, à l’issue de la guerre franco-prussienne, avant de redevenir française en 1918.

    Au premier plan à droite, nous pouvons observer des maisons à colombage (constituées de pans de bois) , une de ces maisons est cachée par des arbustes entourés par une clôture de briques: des hourdages. Au bout de ces maisons se trouve un puits de pierre. A gauche, un homme seul ; habillé simplement en gris et recouvert d'un chapeau, tient dans sa main une lanterne et semble marcher vers le public.

    Nous remarquons au travers de l'oeuvre, la présence d'une lumière qui valorise le village alsacien. On pourrait supposer que les maisons sont éclairées par la lune lors d'une nuit que l'on peut qualifier d'étoilée puisque l'on observe des ombres produites par les arbres mais aussi par la maison située à gauche de l'image. Une nuit étoilée qui nous donne la vision d'un village endormi, une impression de paix, de sérénité et de calme. De plus, le clocher produit également une ombre sur le toit de l'église. Les couleurs des maisons et l'once de lumière sortant d'une fenêtre donne un aspect chaleureux.

    En arrière plan nous pouvons voir un ensemble de maisonnettes plutôt serrées, dont une seule qui est éclairée, ainsi qu'une église, l'église Saint-Matthieu, la paroisse protestante de Colmar. La Réforme luthérienne est introduite à Colmar en 1575 et la ville met cette église à la disposition des « protestants » avec un clocher plutôt imposant devancée par un cimetière.

    Nous pouvons conclure que l'image d'Hansi et la lettre entre Julie et Louis Résal nous permettent de faire le lien entre une correspondance familiale ainsi qu'une œuvre d'un artiste alsacien.

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