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Souvenir d'un territoire bucolique...

Caroline, Clémence et Alexis 1ere L

Par FREDERIC DURDON, publié le vendredi 9 mai 2014 13:14 - Mis à jour le samedi 10 mai 2014 11:59

Dessin de Hansi( 1873-1951)

Tiré de "Mon village, ceux qui n'oublient pas " de 44 pages publié en 1913

© Hansi

 

             

Dans son oeuvre "Mon village, ceux qui n'oublient pas"  Hansi donne une vision idéale de l’Alsace du début du XXème siècle . Une Alsace qu'il admire, qui lui donne de l'inspiration et dont il s'est fait le défenseur et porte parole.

 " Un petit village avec chaque maison entourée de son jardin ou verger, et avec le clocher tout fin et très pointu ; et autour la plaine, avec des arbres pas mal, et les Vosges violettes qui dessinent leur profil assez arrondi sur le ciel embrasé par le coucher du soleil. (…) "

Cette citation tirée d'une lettre de Louis Résal à Julie, sa sœur, tous deux membres de la famille Résal (composée de deux parents et de leurs 6 enfants dont 4 garçons ), envoyé du front en 14 juin 1917 ( donc durant la Première Guerre mondiale) pourrait, en effet, rappeler l'œuvre d'Hansi. Il s'agit d'une famille qui a traversé les épreuves de la guerre au front ainsi qu'à l'arrière .

Le dessin d'Hansi:

                Nous pouvons admirer un village typiquement alsacien de nuit: une représentation de la ville natale de Hansi : Colmar. Elle se situe en Alsace, à une soixante de kilomètres de Strasbourg, en France. Une Alsace qui voit, à cette époque, sa population augmenter et son développement industriel s'accroître. Ce qui l'a conduit à réaliser de nombreuses et importantes opérations d'urbanisme. Par exemple, la construction des maisons à pans de bois était tendance à cet époque. En effet, sous l'influence de cette mode venue de la ville qui est de crépir des façades, on peut constater que la majorité des maisons d'Alsace possèdent cette particularité comme celles que nous pouvons observer à droite de l'image.  En 1870, la ville et la région appartiennent dorénavant à la Prusse, à l’issue de la guerre franco-prussienne, avant de redevenir française en 1918.

Au premier plan à droite, nous pouvons observer des maisons à colombage (constituées de pans de bois) , une de ces maisons est cachée par des arbustes entourés par une clôture de briques: des hourdages. Au bout de ces maisons se trouve un puits de pierre. A gauche, un homme seul ; habillé simplement en gris et recouvert d'un chapeau, tient dans sa main une lanterne et semble marcher vers le public.

Nous remarquons au travers de l'oeuvre, la présence d'une lumière qui valorise le village alsacien. On pourrait supposer que les maisons sont éclairées par la lune lors d'une nuit que l'on peut qualifier d'étoilée puisque l'on observe des ombres produites par les arbres mais aussi par la maison située à gauche de l'image. Une nuit étoilée qui nous donne la vision d'un village endormi, une impression de paix, de sérénité et de calme. De plus, le clocher produit également une ombre sur le toit de l'église. Les couleurs des maisons et l'once de lumière sortant d'une fenêtre donne un aspect chaleureux.

En arrière plan nous pouvons voir un ensemble de maisonnettes plutôt serrées, dont une seule qui est éclairée, ainsi qu'une église, l'église Saint-Matthieu, la paroisse protestante de Colmar. La Réforme luthérienne est introduite à Colmar en 1575 et la ville met cette église à la disposition des « protestants » avec un clocher plutôt imposant devancée par un cimetière.

Nous pouvons conclure que l'image d'Hansi et la lettre entre Julie et Louis Résal nous permettent de faire le lien entre une correspondance familiale ainsi qu'une œuvre d'un artiste alsacien.

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