En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies à des fins statistiques anonymes.
En savoir plus sur la gestion des cookies

"Des lieux d'Histoire et de Mémoire de la Résistance et de la Shoah de l'Anjou à Cracovie "( 2014)

Être juif à Cracovie sous l'occupation allemande

Publié le mardi 18 mars 2014 14:42 - Mis à jour le mardi 22 avril 2014 22:43

Être juif à Cracovie sous l'occupation allemande

 

 

Durant la Seconde Guerre Mondiale, Cracovie (capitale du "gouvernement de Cracovie" ) a connu l'occupation allemande et les répressions envers les juifs. Certains des 70 000 juifs de Cracovie ont néanmoins survécu grâce à des personnes telles qu' Oskar Schindler.

 

 

  1. le ghetto : un lieu d'internement pour 70 000 juifs Polonais

 

Les juifs d'avant-guerre vivaient principalement en communauté, ils étaient alors regroupés, dans le quartier Kaziemir mélangés aux catholiques. Lors de l'annexion de la Pologne par le Troisième Reich, les allemands  s'installent à Cracovie qui sera alors le centre administratif où siège le gouvernement allemand.

Les  Nazis les isolent alors dans un ghetto : le ghetto Podgórze, créé en mars 1941 où sont regroupé 60 000 à 80 000 personnes. Les restrictions du ghetto sont telles que bien sur ils ne peuvent pas en sortir, excepté pour travailler, un couvre feu est imposé, le port de l’étoile de David,  des gardes surveillent les quelques entrées du ghetto etc…

Le tramway continue néanmoins de passer à travers Podgorze mais sans jamais s 'y arrêter...

On voit alors apparaître des épidémies, les gens n'ont plus de place ou se loger et donc contraints à partager leurs nouveaux petits logements avec des inconnus, aussi les gens ont faim et les quelques tickets de rationnements ne leurs suffisent pas…

ghetto 1941-1945 ghetto 1941-1945

Vestige du mur du ghetto + la plaque

 

 

 

Les juifs sont alors arrêtés et rassemblés sur la place Bohaterów Getta pour être ensuite déportés et exterminés...

 

ghetto 1941-1945  

 

 

 

La place Bohaterów Getta ou « la place des Héros du Ghetto » est la place d'où ont été déportés de nombreux juifs vivant dans le ghetto. Aujourd' hui cette place fait office de « monument aux morts », les chaises représentant tous les juifs déportés depuis cette place attendant les wagons pendant de longues heures.

Mais certains s'opposent à ces déportation et font preuve de courage, et de résistance...

 

  1. Ils étaient alors obligé de travailler pour survivre

 

C'est le cas d'Oskar Schindler, un industriel allemand et membre du parti nazi ,qui a sauvé durant la Shoah plus de 1100 personnes juives en les faisant travailler dans son usine d'émail et de munitions. Un film de Steven Spielberg à été réalisé en son honneur, remportant 7 oscars : La Liste de Schindler

Oskar Schindler est interpellé par le sort des juifs, il prend alors parti pour eux et, aidé de sa femme ainsi que par son comptable, lui-même juif, ils sauvent  1100 d’entre eux en écrivant leurs noms sur une liste pour les employer et les arracher aux camps d’exterminations nazis. En janvier 1945, la Pologne est libérée, les juifs travaillant pour Schindler, sauvés mais son entreprise fait vite faillite, il décide de partir se cacher en Argentine où il devient fermier, mais ne prospérant pas, il revient en Allemagne en 1958. Même après la guerre, il se tient au courant de la vie des personnes qu'il a sauvées et reste en contact avec elles. Il meurt en octobre 1974, il est aujourd'hui enterré à Jérusalem et reconnu Juste parmi les Nations par l'organisation Yad Vashem.

Plus tard, le lieu d'histoire qu'était cette usine deviendra en 2010 un lieu d'histoire et de  mémoire, le musée de l'occupation allemande-Oscar Schindler.

L'ancienne usine

Le musée, ouvert en 2010.

C'est aussi le cas de Tadeusz Pankiewicz, un pharmacien qui fut le seul non-Juif à rester dans le ghetto car sa boutique s'y trouvait en plein milieu. Il a activement aidé les Juifs à s'échapper du ghetto. Cette pharmacie abrite aujourd'hui le musée du Ghetto dans le quartier de Podgórze à Cracovie.

L'organisation Yad Vashem l'a reconnu comme Juste parmi les Nations.

 

Conclusion : Ces personnes employant les juifs du ghetto ont largement participé au sauvetage de nombreux juifs, non-déporté grâce à eux et à « l'amélioration » de leur qualité de vie dans le calvaire qu'était le ghetto.

 

Auteurs :Alan Racinoux, Carla Normand et Léa Rinaldi

Article suivant sur " Cracovie occupée, Cracovie libérée"

SOMMAIRE

 

Pièces jointes
Aucune pièce jointe