En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies à des fins statistiques anonymes.
En savoir plus sur la gestion des cookies

"Des lieux d'Histoire et de Mémoire de la Résistance et de la Shoah de l'Anjou à Cracovie "( 2014)

La libération d'Angers vue par la presse locale.

Publié le mardi 22 avril 2014 09:44 - Mis à jour le mercredi 23 avril 2014 18:15

La Libération d'Angers vue par la presse.

 

Source ; Libération d'Anjou édité par Le Courrier de l'Ouest.

Avant la libération d'Angers, le journal local, « Le Petit Courrier », dénigre les bombardements de l'armée américaine qui détruisent la ville et tuent les civils (le journal est alors sous domination allemande, l'information est contrôlée par l'occupant). Dans le même temps il magnifie les « exploits » de l'armée allemande (voir article ci-dessous). Mais le journal réussit aussi à redonner espoir aux Angevins car ils peuvent y suivre l'avancée des Alliés et la libération des villes occupées.

                                                 

Le « Petit Courrier », 7 août 1944.

L'armée des Alliés avance vers la Loire (St Nazaire, Nantes, Angers), les habitants attendent que les alliés libèrent la ville. Quand les bombardements alliées se font entendre les Angevins commencent à être dans l'attente d'une libération qui, de jours en jours, devient de plus en plus réelle. Quand arrivent les Alliés, des échanges de coup de feu et de mitraillettes se font entendre du matin jusqu'au midi. La population est alors dans les rues pour tenter d'apercevoir les vainqueurs qui ne convergent vers la ville que vers 18 heures. Quand ceux-ci arrivent, la foule exulte de joie de ne pas avoir à subir une bataille sanglante dans la ville. Mais surtout, le bonheur d'être enfin libre, de ne pas être mort prédomine. Les Angevins dansent et chantent toute la nuit ( « Nuit où le sommeil aurait été une insulte au destin ! »)

Avec la libération, « Le Petit Courrier » change de nom et devient « Le Courrier de l'Ouest » le 21 août 1944. Mais ce qu'il faut savoir c 'est que le journal nouvellement créé ne peut, dans un premier temps, sortir de numéro faute d'encre et de papier. Plusieurs mois passeront avant de pouvoir sortir un numéro régulièrement.

 

« Le petit Courrier », 10 août 1944.

Source : Le journal d'un Angevin :

Ce journal publie le témoignage d'un Angevin sur la libération de la ville. Il raconte la fièvre de l'attente avec les Américains qui avancent de jour en jour. Il raconte que les Angevins, dans la peur, prennent tout ce qu'ils peuvent en vivres dans les magasins restés ouverts, au cas où ils devraient rester cloîtrés dans leur caves.

Le lundi après-midi vers 15h les troupes allemandes commencent à agir, les avions se mettent à survoler la ville et les camions se dispersent. Les habitants entendent des coups de feu près de la route de Nantes et Bouchemaine. Les Allemands essaient de repousser les Américains mais déjà des Angevins en ont vus, qui malgré tout, avancent.

Le mardi, les Américains sont là, les magasins ferment leurs portes tandis que les Allemands commencent à préparer leur riposte. Puis les obus commencent à tomber. Les fonctionnaires allemands commencent à quitter la ville, ce qui est bon signe pour les habitants, malgré les soldats qui continuent de combattre. Les obus continuent de pleuvoir jusqu'au jeudi après-midi.

Le jeudi après-midi à 14h , les détonations se font entendre de partout, une rumeur circule comme quoi les Allemands seraient en ville, après vérification, les Américains sont sur le boulevard Foch tandis que les Allemands se défendent depuis le Mail. A 18h, les gens sortent de plus en plus, on aperçoit déjà des enfants qui observent ainsi que des drapeaux tricolores aux fenêtres et aucune présence allemande. Quand, dans la rue Baudrière, on aperçoit les soldats américains, la foule les remercie, les embrasse, la liberté est retrouvée.

 

Le pont détruit par les Allemands en face du Château

 

Libération d'Angers, premier char américain sur le boulevard du Roi René à la hauteur du parc de la préfecture, 11 août 1944


Source : Journées de Liberté.

 

Le jeudi 18 août 1944, M. Debré, M. Fourré-Cormeray, M. Le Tetour, M. Rouyer et M. Coiffard patientent que le dernier Allemand ait quitté la ville pour pouvoir aller à la préfecture et prendre les fonctions de la ville qui leur avait été délégué par le général De Gaulle. Ils n'attendent pas que les Américains arrivent au centre-ville et relèvent les collaborateurs de leurs fonctions pour pouvoir prendre leurs places.

Ils sont accueillis par M. Donati et M. Sauzay, deux préfets qui ont su défendre la dignité de la France et qui par conséquent ne seront pas poursuivis. M. Debré et M. Fourré-Cormeray se mettent au travail. Plus tard un agent de police hisse le drapeau tricolore sur la préfecture. M. Debré et M. Fourré-Cormeray s'imposent rapidement à tous par leurs compétences et restaurent 'autorité républicaine. Ils sont ensuite appelés à Paris et remplacés par M. Savary et M. Piton qui assurent la tâche qui leur est confiée : le relèvement de la France.

Célébration de la libération d'Angers en l'honneur des soldats

 

Soldats et civils rue Saint Jacques

Article réalisé par: GASNIER Quentin, BOUCAUD Guillaume, CHAMAILLE Barbara élèves de 1ere ES-L

Article suivant sur " le préfet Michel Debré et le retour à la République"

SOMMAIRE

Pièces jointes
Aucune pièce jointe