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Espace pédagogique d'établissement

"Des lieux d'Histoire et de Mémoire de la Résistance et de la Shoah de l'Anjou à Cracovie "( 2014)

La synagogue d'Angers, lieu de mémoire de la Shoah ( 1ère ESL).

Publié le mardi 22 avril 2014 11:44 - Mis à jour le dimanche 18 mai 2014 17:33

La synagogue, lieu de mémoire

 

Photo de la synagogue d'Angers (photo prise par Mr. Cochennec)

Photo de la synagogue d'Angers prise par M. Cochennec
 

Au cours de la Seconde Guerre Mondiale, les Juifs, considérés comme la race inférieure par l’idéologie nazie, vont être victimes d’un génocide sans précédent. La persécution à leur encontre ne cesse de prendre de l’ampleur et dès 1942, suite à la conférence de Wannsee, les déportations massives commencent. En Anjou, deux grandes rafles sont connues, celles de juillet et octobre 1942. Environ 70 ans après, nous allons nous intéresser à la façon de commémorer ce crime contre l’humanité, à la manière dont la religion juive intègre la Shoah, et en particulier le rôle de la synagogue dans ce devoir de mémoire.
 

De la synagogue angevine aux plaques commémoratives.

Située près du grenier Saint Jean, la synagogue d’Angers (voir photo ci-dessus) a vu le jour il y a un an. Inaugurée le 7 avril 2013, cette dernière est à l’origine l’église Saint Laurent, qui sur sa fin servait de lieu de stockage des produits d’entretien de la ville d’Angers. La ville a alors décidé de réhabiliter l’église pour la mettre à disposition de l’Association Culturelle et Cultuelle Israélite de Maine et Loire afin édifier la première synagogue dans sa ville.

Sept décennies après les faits, la Shoah marque toujours les esprits. Plusieurs plaques commémoratives ont été placées à Angers pour ne jamais oublier ce crime, et par ailleurs, pour ne jamais oublier que la ville d’Angers fut, elle-même, le lieu de la déportation des juifs d’Anjou.


 


Photo de la stèle prise par Matisse Niobé

Photo de la stèle prise par Monsieur Cochennec

(cliquer sur la photographie pour l'agrandir)

Ci-dessus, se trouve la stèle commémorative de la synagogue d’Angers. Y sont inscrits les noms de 320 juifs angevins déportés (seuls ceux qui ont accepté d'y figurer).

Cette stèle marque «l’un des premiers pas» dans la commémoration. Il est important de se souvenir «Une seule chose est pire qu’Auschwitz, c’est si le monde oublie que cela que cela a existé.» dit Henry Appel, survivant de l’Holocauste.

Il a fallu attendre 1996 pour que la collaboration française soit officiellment reconnue par le président de l’époque, Jacques Chirac. Il reconnaît alors la participation de l'état français à la déportation des populations juives. La première stèle commémorative de la déportation vers les camps de la mort n'est édifiée que 20 ans après les faits, en 1965 sur les lieux du camp d’internement de Beaune la Rolande. En Anjou, ce n’est que dans les années 2000 que les premières stèles sont érigées. Une se trouve au Grand Séminaire rue Barra et une autre à la gare Saint Laud, au quai du Maroc.

Photo de la plaque du Grand séminaire .Cliquer sur la photographie pour l'agrandir.

(photo prise par M.Cochennec)

 

De YOM HA SHOAH au comité de YAD VASHEM.

Le 12 avril 1951, le Parlement israëlien a proclamé la date hébraïque du 27 nissane pour commémorer la Shoah. Cette date solennise à la fois le soulèvement du Ghetto de Varsovie et la Shoah, où six millions de juifs ont péri.

Cette date a été choisie puisqu’elle se situe entre l’anniversaire de la révolte du ghetto de Varsovie et le Yom Hazikarone, le jour du souvenir, qui précède l’anniversaire de la création de l’Etat d’Israël.

Cette cérémonie commence la veille du 27 nissan et se termine la veille du 28 nissan. Ce qui correspond au début du mois d’avril ou celui du mois de mai selon les années dans le calendrier hébraïque.

Ce jour là, s’élève à l’unisson une prière appellée Kaddich de toutes les synagogues du monde, pour «ceux qui sont partis sans prière».

Il existe plusieurs façons de commémorer le YOM HASHOAH. A la maison, on allume une veilleuse et il faut la laisser brûler pendant toute la durée du YOM HASHOAH. A la synagogue, six grandes bougies sont allumées en souvenir des six millions de juifs victimes du génocide.

Cette année, Yom Ha Shoah se déroulera le 28 avril, comme l’an passé.


A cette cérémonie du YOM HASHOAH s’ajoute un institut commémoratif créé 1953 par une loi du parlement israélien visant à commémorer le génocide. «Et je leur donnerai dans ma maison et dans mes murs un mémorial (Yad) et un nom (Vashem)qui ne sera pas effacé.» Yad Vashem assure la mémoire des «Martyrs» et rend hommage aux «Héros» qui ont lutté contre le projet nazi, en leur remettant le titre de «Juste parmi les Nations».

Le comité israélien fait reposer son action sur trois domaines : la commémoration, la documentation, et l’éducation. L’institut Yad Vashem s’étend sur dix-huit hectares et est situé sur le Mont du souvenir à Jérusalem. Le site abrite un espace muséologique, les Archives, l’Ecole Internationale pour l’enseignement de la Shoah, une bibliothèque et le centre International de la recherche sur la Shoah.

C’est depuis 1963 que Yad Vashem rend hommage aux «Justes parmi les Nations». N’est pas «Juste parmi les Nations» qui le souhaite. On octroie la distinction en répondant à trois critères de base. Il faut tout d’abord avoir apporté son aide dans une situationrecherché une quelconque récompense en contrepartie. où les Juifs étaient menacés de mort, il faut être conscient du risque qui a été encouru et ne pas avoir

Sur le site de Yad Vashem, un arbre est planté pour chaque nom répertorié.

Photo aérienne du site de YAD VASHEM (source: journal Alliance)
 

Aujourd’hui, la mémoire de la Shoah reste une question importante, dans l’esprit de beaucoup de personnes. Comment la commémorer ? Certains supports ; livres, films, photos sont-ils plus éloquents que d’autres? Depuis la prise de conscience générale de ce que la Shoah fut, chacun cherche la façon la plus digne de rendre hommage aux six millions de juifs qui ont péri au cours du génocide ou encore avertir, prévenir pour ne pas reproduire les erreurs du passé. A travers la religion, des projets voient le jour, cependant d’autres s’intéressent à ce devoir de mémoire, tel que l’éducation. Mais ce que recherchent aujourd’hui les représentants de la commémoration de la Shoah, c’est toujours aller plus loin, toujours faire plus pour ne jamais oublier.

Lien vers le panneau biographique sur Henri Borlant réalisé en 2011 par des élèves du lycée Henri Bergson

Lien vers le panneau biographique sur Léo Bergoffen réalisé en 2011 par des élèves du lycée Henri Bergson

Lien vers le panneau biographique sur la famille Moscovici réalisé en 2011 par des élèves du lycée Henri Bergson

Un article réalisé par JOUADE Maëva MOREAU, Alexy et NIOBE Matisse, élèves de 1ère ESL.

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