En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies à des fins statistiques anonymes.
En savoir plus sur la gestion des cookies

"La libération des camps nazis, le retour des déportés angevins" ( 2015)

La libération du camp d'Oranienburg Sachsenhausen et le retour de deux déportés angevins

Publié le vendredi 13 mars 2015 11:49 - Mis à jour le mardi 24 mars 2015 22:43

La libération du  camp d'Oranienburg Sachsenhausen

et le retour de deux déportés angevins

L'entrée du camp d'Oranienburg-Sachsenhausen en 2004

Oranienburg-Sachsenhausen, est un camp de concentration nazi a été fondé en 1936 dans la ville d' Oranienburg, qui est située à 30 km au nord de Berlin.Ses objectifs sont :

-être un camp modèle.

-former les futurs chefs de camps ainsi que les SS en charge des camps de concentration

-accueillir le siège de l'Inspection des camps de concentration.

Le complexe de Sachsenhausen compte près d'une centaine de camps extérieurs et de Kommandos (un camp de travail annexe aux camps de concentration). Il est libéré par les Soviétiques en avril 1945.

 

I - La libération du camp de Oranienburg-Sachsenhausen, un camp modèle près de Berlin :

Avec l'avancée de l'Armée rouge, au printemps 1945, le camp a été préparé pour l'évacuation. Le 20-21 avril, les SS du camp ont ordonné aux 33 000 prisonniers de participer à la marche de la mort.

Marche de la mort

Les marches de la mort se sont déroulées à la fin de la Seconde Guerre mondiale lorsque les Alliés se rapprochaient des camps de concentration et d'extermination. Les SS firent évacuer les déportés, afin de poursuivre le processus de concentration en Allemagne.

Les prisonniers était déjà affaiblis par le travail, les privations et les maladies et risquaient la mort pendant ces marches.Plusieurs dizaines de milliers de déportés moururent dans les marches de la mort et ceux qui n'arrivaient plus à avancer étaient abattus par les SS.

Jacques Chupin et Emile Picard raconte cette marche dans leur livres.

" Nous marchons une partie de la nuit et entrons le lendemain matin dans une ferme après dix-neuf kilomètres de marche [...]. Il pleut, il fait froid, nous couchons dans la boue, serrés les uns contre les autres." Jacques Chupin

"L'avertissement avant le départ est formel : tout ceux qui s'écarteront de la colonne pour voler de la nourriture ou tenter de s'enfuir seront exécutés sur place. Tous ceux qui fléchiront ou resteront à la traîne seront abattus. " Emile Picard

II- Deux déportes parmi d'autres : Jacques Chupin et Emile Picard

A)  Jacques Chupin, un réfractaire au STO originaire de la Pommeraye

Jacques Chupin

Jacques Chupin est né en mai 1921, à la Pommeraye. Il connait une enfance heureuse.

En 1942, les Allemands, qui ont besoin de main d'oeuvre en Allemagne et en France, instaure le STO (service du travail obligatoire). Pour y échapper, il décide de partir à Bordeaux avec un ami, pour quitter la France en passant par l'Espagne mais ils sont arrêtés.Jacques Chupin est interné dans le camp de Compiègne à 21 ans. Il quittera la France en wagon à bestiaux pour être déporté dans l'enfer du camp de Sachsenhausen. 

B) Emile Picard, un résistant qui mena des actions violentes

Emile Picard

Emile Picard est né le 11 aout 1924, dans le banlieue de Rouen. Il a été mis dans un orphelinat à l'âge de 5 ans. Il est honnête et courageux et devient apprenti chaudronnier. Quand il ne travaille pas, Emile rend visite à ses camarades de l'orphelinat. Le frère d'une jeune fille y travaillant : Jean Delaunay est un résistant. Il propose à Emile de faire partie de la résistance, ce qu'il accepte de faire partie malgré son jeune âge.Il mènera plusieurs actions violentes comme un  lancer de grenade vers des allemands. Le 18 décembre 1943, Emile est arrêté par la Gestapo et est torturé pendant des mois.Emile Picard sera déporté dans le camp d'Orianenburg-Sachenhausen.

Dans leur biographie, nous apprendrons que même si ils ne se connaissaient pas au moment où ils étaient dans le camp, ils se sont croisés.

III - Le retour des déportés

Retour des déportes en France

Après avoir effectué la marche de la mort, ils ont été secourus et rapatriés en France, par la Croix-Rouge.

Jacques Chupin rentre alors à la Pommeraye en triomphe, tout le village est là pour lui avec des bouquets de fleurs alors que lorsque Émile Picard retourne chez lui, il veut rejoindre Saint-Lô mais lorsqu’il sort du camion : il n'y a plus rien ;la ville a été complètement bombardée par les américains. Il va donc dans un village où habite un cousin.

 

Conclusion

En résume, nous pouvons dire que même si Jacques Chupin et Emile Picard ne se connaissait pas, et n'ont pas eu le même passé, leur chemin se sont croisés dans le camp d'Orianenburg-Sachsenhausen et ont vécu ensemble la marche de la mort.

Et pourtant, leur retour fut complètement différent : Jacques Chupin fut accueilli en triomphe tandis que Emile Picard se retrouve seul, face à son village bombardé.

 

 

Sources

- Lien vers la page Wikipédia portant sur la marche de la mort

- Lien vers la page Wikipédia portant sur le camp de Orianenburg-Sachsenhausen

- "Témoins de la nuit", documentaire du conseil général du Maine et Loire, réalisé en 2012

- Livre de Jacques Chupin, Face à l'inimaginable

- Livre de Emile Picard, P'tit Jean dans la résistance

 

Article suivant sur Ravensbrück, un camp de concentration pour femmes

Sommaire

 

Pièces jointes
Aucune pièce jointe