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" La négation de l’Homme dans l’univers concentrationnaire nazi"(2017)

Le destin d'une famille avec 4 enfants, juive , laïque et déportée : La famille de Simone Veil.

Par Sara OCCHIPINTI, publié le mercredi 15 mars 2017 10:23 - Mis à jour le vendredi 31 mars 2017 09:56

 

Suite à la première guerre mondiale, un espoir de paix règne sur l'Europe. Celui ci ne va être que de courte durée car la montée au pouvoir d'Hitler en 1933, mécontent du traité de Versailles, viendra anéantir cet espoir. En effet, après avoir été désigné démocratiquement  chancelier, Hitler va s'approprier les pleins pouvoirs. Ayant enfreint le traité de non-violence, l'Allemagne nazie se retrouve face au RU et la France en 1939, la guerre est officiellement déclarée. Cette guerre est une guerre principalement idéologique qui mènera à plusieurs génocides : le génocide juif et le génocide tzigane. Ces peuples étaient déportés par les nazis dans des camps de concentration et principalement des centres de mise à mort. Dans ces camps, les déportés perdent leur identité. Nous allons donc étudier le destin de la famille de Simone Veil, famille juive non pratiquante et laïque déportée en 1944 pour ensuite se pencher sur comment cette famille a pu surmonter les conditions de vie des camps par des liens amicaux et familiaux.

I. Une famille unie...

Simone, jeune fille innocente de 17 ans à l’époque, née le 13 juillet 1927 d'une famille niçoise heureuse et soudée composée de Simone, Madeleine, Denise et Jean ainsi que de parents nés à Paris. Issue d'une famille patriote, juive et laïque mais non pratiquante, Simone  ignorait tout de cette religion.

Suite à la déclaration de guerre des allemands, Simone avait 12ans, les juifs font l'objet d'une ségrégation administrative, exclus du secteur public et de la sphère médiatique ce qui va engendrer la perte du travail du père de Simone. Habitués à respecter la loi, les juifs étrangers et français ont pour obligation de se déclarer. Alors que certains se dirigent vers  Nice qui fait partie jusqu'en septembre 1943 de la zone d'occupation italienne, la Gestapo débarque dans cette zone  avant même les troupes allemandes n'arrivent en septembre 1943. Alors en ce jour du 9 septembre 1943 la meilleure amie de Simone se fait arrêter avec sa famille, ils seront tous par la suite envoyés à Auschwitz.

Les papiers d'identités devaient porter la lettre J, cependant Simone s'y opposait par peur de se faire arrêter. C'est alors que, par sécurité, sa famille fit faire de fausses cartes d’identité et se disperse dans différentes familles pour limiter les risques.

En 1944  Simone  est obligée de cesser  l’école et passe un bac sous un faux nom. Le 24 mars elle fut arrêtée par deux allemands qui réclamaient les papiers d'identité suite à sa fête de fin d'examens et envoyée a l’hôtel Excelsipr la où sa mère, Madeleine et Jean vont la rejoindre. En les voyant, Simone eu le pressentiment que leurs existences prenaient une tournure dramatique.

 

 

II. ...même en enfer

A. La descente en enfer

 

Après une semaine passée dans cet hôtel ils vont être envoyés vers le Nord de Paris dans le centre d'internement de Drancy puis le 13 avril 1944, ils sont déportés vers de Drancy à Auschwitz. Le voyage dans des  wagons à bestiaux  ou ils étaient mal couchés et nourris fut épouvantable moralement mais également physiquement. Durant le trajet l'espoir d'une libération émergea mais ils ne se doutaient pas que ce n’était que le début vers la destination inconnue : « Pitchipoi ».

A leur arrivée dans les camps, ils ne savaient pas où ils se trouvaient et ne savaient rien de ce qui allait leur arriver.

La famille Veil n'avait que pour seul espoir de ne pas être séparée. Néanmoins les retrouvailles avec certains de leurs amis leur a permis de se serrer les coudes. Cependant, malgré leurs espoirs la famille fut séparée, d'un côté son père et son frère, envoyés dans le camp des hommes et de l'autre les femmes de la famille, envoyées dans le camp des femmes. Un sentiment de manque se fait ressentir mais le plus dur fut de l'ignorance de leur existence.

Pour Simone, il y a des chiffres inoubliables :

- 15 avril 1944, arrivée à Auschwitz.

- 18 janvier 1945, départ d'Auschwitz, marche de la mort.

- 23 mai 1945, retour en France.

Mais le chiffre le plus important reste le « tatouage n°78651 » gravé sur son bras gauche ainsi que dans sa mémoire. Alors ce tatouage accompagné du prénom Sarah restera une trace indélébile de tout ce qu'elle a vécu.

Durant la longue nuit de la déportation, elles furent rangées par ordre alphabétique et enfermées dans un bâtiment qui sentait une odeur épouvantable en raison de la cheminée crématoire placée dix mètres plus loin.

Douchées dans un sauna a l'eau soit trop chaude soit trop froide, mises à nu, on leur prêtait des vêtements pour une raison d'hygiène mais malgré cela, les vêtements étaient abîmés et couvert de poux, ce qui pouvait leur causer des maladies.

Simone a été frustrée par le fait qu'il fallait raser ses cheveux mais celle ci a pu y échapper grâce a sa beauté et son charme. En effet la beauté lui a permis d’éviter la mort, elle a été sauvée a deux reprises par une kapo polonais qui lui dit « t'es trop jolie pour mourir ici » en l'envoyant avec sa mère et sœur dans un commando moins dur.

Un répit qui lui évite une mort certaine, mais ne suffira pas a sauver sa mère, qui meurt quelques semaines plus tard d’épuisement.

Sources

Lien vers le panneau biographique sur Simone Veil réalisé en 2012 par 3 élèves

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Lien vers l'article sur " Si c'est un homme de Primo Lévi"

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