En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies à des fins statistiques anonymes.
En savoir plus sur la gestion des cookies

Espace pédagogique d'établissement

" La négation de l’Homme dans l’univers concentrationnaire nazi"(2017)

Marie José Chombard de Lauwe : Une infirmière à la maternité du camps de concentration pour femmes de Ravensbrück

Par Charly RABEL, publié le mardi 21 mars 2017 16:24 - Mis à jour le vendredi 31 mars 2017 09:46

 

 

Problématique : La négation de l'homme à travers l'exemple de la Kinderzimmer du camp de Ravenbrück.

En quoi la Kinderzimmer montre-t-elle la négation de l'homme dans l'univers concentrationnaire nazi ?

 

       Le camps de Ravensbrück est le seul grand camp de concentration pour femmes que le Reichsführer-SS Henrich Himmler a décidé lui-même d'ériger en 1938. Le premier convoi de femme est arriver le 18 mai 1939, 867 prisonnières principalement allemandes. Marie-José CHOMBART DE LAUWE est arrêté en 1942 à l'age de 19 ans mais elle sera déportée en fin juillet 1943 a Ravensbrück. Avant sa déportation elle était en étude d'infirmière à rennes, elle a commencé sa résistance dès l'âge de 17 ans en Bretagne dans un groupe nommé « La Bande à Sidonie ». Elle est d'abord assignée aux gros travaux (creuser le sable, transporter du mâchefer pour faire des routes, …) et après elle a travaillé dans l'usine Siemens qui fabriquait des circuits électroniques pour les bombes allemandes puis en 1944 elle est recrutée à la Kinderzimmer ( maternité du camp, «le block des nourrissons »)). Nous allons donc nous demandés en quoi la Kinderzimmer montre-t-elle la négation de l'homme dans l'univers concentrationnaire nazi ? Dans un premier temps nous allons voir les mères avec leurs bébés puis les infirmières avec les bébés et enfin les enfants qui ont survécu aux camp de concentration.

 

I- Les mères détenues avec leurs bébés

 

a- La déshumanisation dans le camps, même pour les bébés:

 

Des centaines d'enfants arrivaient aux camps et y étaient prisonniers, leurs sorts étaient épouvantables. De 1939 à 1944, il n'y avait pas de pièces réservés aux enfants, Marie-José le sous entends « Auparavant, nous voyions les futures mères partir, nous ne savions où, et en plus revenir. » P.166. Tout les bébés nés aux camps étaient condamnés à mort avant l'accouchement ,devant les yeux de leurs mères. Ils étaient soit noyés, étranglés, jetés au feu, enterrés vivants ou bien empoissonnés. Marie-José déclare aussi «  D'autres accouchaient au camp mais il n'était plus jamais question de leur bébé. » P.166. Les enfants eux étaient utilisés par des médecins SS pour des expériences médicales, les femmes et les petites filles tziganes étaient parfois stérilisées par exposition directe des organes génitaux aux rayons X.

Dans le camps de Ravensbrück, les médecins SS Rosenthal et Quernheim avortaient les prisonnières enceintes, de façons horribles.

 

b-1944, "Je suis affectée à la Kinderzimmer":

 

Dès la création de la Kinderzimmer en 1944, les enfants furent gardés en vie mais leurs morts étés retardés que de quelques jours car ils mouraient de maladies ou bien de mal nutrition, ils pouvaient aussi partir en convoi spéciale avec leurs mères afin d'être tués mais les SS leurs dissaient qu'elles partaient pour travailler librement dans les fermes.

Il y avait des heures de tétées comme le dit Marie-José «  Les enfants boivent ainsi avant l'appel, à 9 heures, à 13 heures, à 14 heures, à 19 heures. » P.168. Si des mères manquaient de lait d'autres nourrissaient leurs bébés. Tout les jours des bébés arrivent à la Kinderzimmer comme le dit Marie-José « Presque tout les jours, on amène des nouveau-nés, assez beau généralement, mais ils prennent rapidement l'aspect de petits vieux. »P.168. Il y a tellement d'enfants qui meurent chaque jours que les infirmières s'habituent, Marie-José à ainsi déclaré « Je commence à m'habituer à ce drame quotidien. Il semble préférable que ces enfants si misérables ne vivent pas. »P.168-169. « Les enfants meurent. Jour après jour, nous voyons disparaître les petits auxquels nous nous étions attachées. »P.171.

Les bébés sont aussi « rangés » sur des lits suivant leurs maladies, les bien portant en haut du lit superposé, les bébés en fin de vie en dessous et sur un autre lit les nouveaux nés et au-dessus les malades « légers ».

Quand les bébés meurent dans le camps ils sont envoyés dans une morgue autrement dit « la Keller » avec d'autres corps de femmes sans vies.

 

II-"Nous posons dans ses bras le petit être raidi qu'elle embrasse en sanglotant. Nous pleurons avec elle.":

 

a- L'attachement au nouveaux-nés... :

 

Les infirmières s'attachent aux bébés comme il est dit P.171 « nous voyons disparaître les petits auxquels nous nous étions attachées. ». Quand une des mères meurt son enfant est confié aux infirmières qui les appelles « nos enfants », elles se voient comme leur maman. Marie-José dit alors « Jaime Barbara, un peu, je crois, comme une mère »P.172. La petite décède quelques semaines après de dysenterie (une maladie infectieuse dont le principale symptôme est une diarrhée douloureuse), l'infirmière confie « Alors tous semble m'abandonner. La vie est lourde, trop lourde, impossible. » P.173. A travers ces quelques lignes nous pouvons voir le grand attachement que porte les infirmières à ces enfants destiné à mourir.

Les infirmières s'attachent aux bébés malgré ce qu'elles sont en train de vivre malheureusement cet attachement leurs fait perdre de la force mentale mais leur fait garder de l'humaniste. Ces bébés sont malgré tous une forme d'espoir dans ces temps dur pour eux.

b- ... malgrès leurs décès prématurés :

Les bébés souffraient énormément du manque d'hygiène des camps Marie-José a confier « Mais, un jour, nous découvrons des griffures sur certains corps. Des rats viennent la nuit attaquer les enfants. »P.169, les infirmières ont demandé du raticide à l'infirmière SS mais la femme est partie dans un fou rire, Ce qui montre qu'elle n'avait aucun intérêt à la survie de ces petits êtres.

Elle déclare aussi « Il n'y pas assez de couches. On change seulement les très sales »P.167.

Les infirmières n'ont pas assez de matériels pour subvenir au besoin de tout les bébés, il y a donc beaucoup de solidarité entre les détenues du camps pour aidés les infirmières. Marie-José a dit « Des chiffons deviennent des couches, dix petites bouteilles, des biberons. Les dix doigts d'une paire de gants appartenant au médecin chef et volé par une infirmière courageuse »P.169, le bouts de ces gants serviront ensuite de tétines pour les biberons.

Les bébés souffrent presque tous de maladies en raison du manque d'hygiène  et souvent ils en meurent

III- Les survivants du camp de Ravenbrück :

Dans son séjour à la Kinderzimmer, Marie-José a aidé de nombreux bébés environ 600 petits-êtres dont très peu ont survécu. Parmi les survivants 3 français qui sont toujours en vie aujourd'hui.

----------

CONCLUSION

       Pour conclure, le camp de Ravenbruck est un excellent exemple de la négation de l'homme dans l'univers concentrationnaire nazis parce qu'il montre que les nazis étaient capable de tuer des bébés à leur naissance alors qu'ils n'ont commis aucun crime à part être nés d'une mère résistante ou tsigane. La création de la Kinderzimmer n'a pas arrangé les choses car les bébés  y mouraient de maladies.

------------

Lien vers l'article sur Germaine Tillon, une ethnologue déportée au camp pour femmes de Ravensbruck

Lien vers le sommaire