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Espace pédagogique d'établissement

" La négation de l’Homme dans l’univers concentrationnaire nazi"(2017)

Victor Perahia : un enfant de 11 ans déporté avec sa mère

Par Salomé GAUDIN, publié le lundi 16 janvier 2017 13:55 - Mis à jour le vendredi 31 mars 2017 09:25

La négation de l'Homme dans l'univers concentrationnaire nazi

      

             Victor Pérahia

 

Nous allons démontrer la négation de l'Homme dans l'univers concentrationnaire nazi avec l'exemple d'un enfant interné à Drancy avec sa mère : Victor Pérahia.

Victor Pérahia était un enfant qui rêvait d'être grand, de devenir médecin, d'avoir de bonnes conditions de vie avec ses parents et était plein d'espoir pour le reste de la vie.

Comment un enfant peut-il grandir dans un univers concentrationnaire nazi ?

Dans un premier temps, nous allons montrer l'arrestation de Victor Pérahia et sa famille. Ensuite, dans un second temps, nous allons voir comment la vie fut rude durant la déportation. Enfin, nous verrons comment la réinsertion dans la société a été compliquée.

 

I/Avant les camps, la séparation de la famille :

Victor Pérahia a été arrêté le 15 juillet 1942 à St Saint-Nazaire à l'âge de 9 ans. Trois policiers allemands sont venus chez lui un soir pour chercher son père, sa mère et lui même. Le père de Victor est déporté à Auschwitz le 20 juillet 1942 et est séparé de Victor et de sa mère. Il dit à Victor de rester près de sa mère et de la protéger. Ses grands parents se cachent avec Albert, son frère aîné à Paris et vont réussir à rester cachés tout au long de l’Occupation. Mis à part son grand père Salomon qui est déporté par le convoi 77 du 31 juillet 1944 et est assassiné à Auschwitz. Victor et sa mère sont alors regroupés pour être déportés. Heureusement sa mère a rencontré un cousin aryen qui lui avait dit de faire croire qu'elle était la femme d'un prisonnier de guerre. C’est donc de cette manière qu'ils ont réussi à sortir du groupe destiné au camp d'Auschwitz.

II/ Des conditions de vie déplorables dans le camps d'internement de Drancy :

Victor Pérahia et sa mère se sont donc fait recenser en tant que fils et femme de prisonniers de guerre. Ils sont transférés à Drancy où ils vivent dans des immeubles en béton pendant 20 mois. Les conditions de vie étaient déplorables. Il n'y avait pas d'eau chaude pour se laver, des maladies apparaissaient comme la vermine (poux de corps), tout le monde était couvert de poux. Ces parasites amenaient dans les camps des maladies telles que le typhus qui causait des fièvres et de fortes douleurs qui souvent engendrait la mort. Des milliers de déportés sont morts à cause de ce virus. Lorsqu'ils étaient à Drancy, les otages devaient être regroupés à n'importe quel moment de la journée. Ils devaient rester au garde à vous durant plusieurs heures dans le froid. Les nazis pouvaient exécuter sur place un déporté ayant fait un mauvais mouvement.C'est grâce à des regroupements entre enfant à Drancy que Victor Pérahia à eu ses premiers amis. Pour s'en sortir, Victor Pérahia ne pensait qu'à son avenir : il «avait la foi en la vie».

 

III/ Déportés au camp de Teresienstadt en Tchécoslovaquie :

Les Alliés envahissent l'Allemagne. Les Allemands transfèrent donc les otages (Victor Pérahia et sa mère) dans un camps en Tchécoslovaquie à Teresienstadt. Encore une fois, Victor Pérahia et sa mère sont transférés dans des wagons à bétail, pas de sièges, pas de fenêtres et pas de toilettes. Leur convoi n'était pas prioritaire. Ils restaient alors immobiles pendant un à deux jours. C'est durant ces arrêts que les déportés essayaient de survivre. Ils sortaient du wagon et ne trouvaient que des feuilles et de l'herbe pour se nourrir. Le transfert durait 15 à 20 jours. Les prisonniers étaient très serrés les uns aux autres. Une nuit, la mère de  Victor Pérahia avait bougé et avait donc dérangé un autre prisonnier qui l'avait ensuite rouée de coups. Le train étant immobilisé, Victor et sa mère ont décidé d'en sortir pour respirer. Victor Pérahia étant désespéré, avait demandé à sa mère de mourir. Elle lui a alors répondu «Si tu m'aimes, remonte dans le train». Ils sont alors remontés dans le wagon lorsqu'ils ont entendu les soldats Russes crier «Vous êtes libres !».

IV ) Après les camps, une reconstruction difficile :

Le 29 juin 1945, tous deux sont de retour en France. Ce fut un retour difficile car se sont 2500 otages qui sont revenus. A leur arrivée, des vêtements propres et 100 francs par personne leur sont accordés. Puis ils sont lâchés dans la nature. Les Français étaient indifférents envers les déportés. Victor Pérahia et sa mère ont eu des difficultés à s'intégrer dans la société. Cette réinsertion à été longue et compliquée.

Trois ans après la Libération, Victor Pérahia voulait oublier et être comme les autres. Malheureusement, il était atteint de la tuberculose. Il a alors fait une cure dans un sanatorium. Il ne peut pas oublier l'horreur de ce qu'il a vécu car sa croissance a été entravée et il n'est pas allé à l’école durant tout ce temps. Plus tard, Victor Pérahia a commencé par faire de la représentation, ensuite de la vente d'électroménager, et pour finir depuis 30 ans, il tient une galerie de tableaux.


Conclusion :

En conclusion, nous pouvons dire que  l'univers concentrationnaire nazi condamne l’éducation et proclame une idéologie qui dénigre les Juifs, les Tziganes, y compris  les enfants. Victor Pérahia a subi un traumatisme qui l'a marqué à vie. En effet, vivre une déportation à l'âge de 11 ans est encore plus choquant et change une personne. Il a déclaré : «on ne peut pas l'oublier».

 

Bibliographie :

http://www.dailymotion.com/video/x26515l_victor-perahia_creation

https://www.youtube.com/watch?v=iuo-zo6Cp5Y

https://www.youtube.com/watch?v=vdgcNv533MY

http://www.ajpn.org/auteur-Victor-Perahia-6253.html

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lien vers l'article sur un médecin déporté travaillant à l'"infirmerie" d'Auschwitz : Lazar Moscovici

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