En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies à des fins statistiques anonymes.
En savoir plus sur la gestion des cookies

Sur les sites de la guerre 1914-1918 (2015)

Tous les articles (6)
  • carnet de bord (1/2) du Voyage en Belgique et dans le Nord de la France

    0
    Par MARIE-ELIZABETH CORMIER, publié le dimanche 7 juin 2015 19:37 - Mis à jour le lundi 15 juin 2015 22:10

    19 élèves de la classe de 1L s'apprêtent à découvrir les grands sites de la guerre de 14-18:

    - le site de Comines- Warneton et le chemin du Souvenir

    - l'espace 14 à Dinant

    - les champs de bataille de la Somme

    - les environs de Verdun (dont l'ossuaire de Douaumont)

    - le musée de l'Armistice de Compiègne

    Mais d'autres visites sont aussi prévues dans le cadre de ce voyage:

    - le musée de Flandre de Cassel (exposition sur la peinture flamande et hollandaise du XVIème et XVIIème siècles)

    - la ville de Mons, capitale de la culture européenne 2015, et sa cathédrale

    - la citadelle de Dinant

    - le familistère de Godin à Guise

    A bientôt sur le blog

    Brigitte Richard

    Marie- Elizabeth Cormier

     

     

     

     

     

    Mardi 19 mai

    Nous sommes arrivés à destination vers 15H45. Première étape: Cassel, petite bourgade française, capitale historique de la Flandre française maritime (où l'on parlait flamand) à partir du XVIIème siècle, quand Lille était capitale de la Flandre romane (où l'on parlait picard). Une petite promenade au centre ville jusqu'à la collégiale Notre-Dame dont nous avons pu admirer les superbes orgues et les trois nefs, caractéristiques de l'art gothique de cette région.

    la visite guidée de l'exposition de peinture "la Flandre et la mer" nous a ravis: elle nous a permis de découvrir des peintures et des gravures prêtées par les plus grands musées d'Europe et des Etats-Unis et de comprendre, avant la peinture hollandaise, le rôle des artistes flamands dans la représentation de la mer, monde mystérieux peuplé de monstres et de divinités, mais aussi enjeu politique et économique dès le XVIème siècle.

    Arrivés à Ypres à 18H45, nous avons pris possession de nos chambres. Après le repas, petite visite de cette ville entièrement détruite durant la première guerre mondiale mais admirablement reconstruite. Les coquelicots sont partout, dans les vitrines des magasins de souvenirs mais aussi en couronnes sur toutes les marches du Mémorial, en souvenir des 300000 soldats morts  (dont 250000 britanniques) sur les champs de bataille avoisinants. Sur la place du marché, la Halle aux draps et son beffroi, qui témoignent de l'importance de cette ville drapante au Moyen-Age,  ont évidemment retenu notre attention!

    La promenade s'est achevée sous une petite pluie fine et froide qui nous a incités à regagner rapidement nos chambres...

    Brigitte Richard

     
     
     
     

     

     

    Mercredi 20 mai

     

    Nous sommes partis de Ypres vers 9H, en direction du site de la guerre 14-18 situé à Ploegstert. Nous avons fait un tour à pied sous la conduite d'une guide qui nous a présenté les paysages autour de la ligne de front, près de Messine. Nous sommes aussi rentrés dans un cimetière britannique et avons admiré une tour commémorative élevée par les Irlandais, avant de rejoindre un grand mémorial entouré également de stèles. Tous ces lieux étaient particulièrement émouvants. Arrivés au Musée consacré à la première guerre mondiale, nous avons regardé un film de 20mn sur les causes du conflit, puis notre guide nous a présenté différentes photos évoquant les conditions de vie difficiles des combattants.

    Après le repas nous sommes partis en direction de Mons, capitale européenne de la culture en 2015. Comme son nom l'indique, l'ancienne ville est située en hauteur et elle abrite la magnifique cathédrale gothique consacrée à Ste Waudru. Nous avons retrouvé l'élément typique de l'architecture urbaine des villes de la Belgique: le beffroi, ici de style baroque. Nous n'avons pas manqué de caresser la tête du singe en fer forgé situé à gauche du portail de l'hôtel de ville, sur la Grand Place... Quelques emplettes avant de reprendre le car pour rejoindre Dinant, prochaine étape de notre séjour.

    Elisa, Jeanne et Léa                                                                                                   

     

     

     

     

     

     

     

    Jeudi 21 mai

     

    En ce jeudi 21 Mai, ensoleillé mais venteux, la journée fut remplie de visites culturelles et enrichissantes. Nous nous sommes levés de bon matin et nous sommes directement allés sur le site de la citadelle de Dinant qui surplombe cette magnifique ville. Nous avons tout d'abord visité librement l'Espace 14. Puis, nous avons rejoint notre guide aussi cultivé que captivant: il nous a présenté la citadelle et toute son histoire. Nous avons pique-niqué sur place et en plein air. Pour redescendre de ce lieu chargé d'histoire, nous avons emprunté le téléphérique et bénéficié de la vue sur la Meuse.

    Suite à cela, nous avons repris le car durant 2h30 pour regagner la France et la petite ville de Guise connue pour son Familistère, oeuvre de Godin et illustration de l'utopie sociale du XIXème siècle (visite guidée et déambulation libre dans le palais social). Nous avons découvert des appartements témoins de toutes les époques (milieu du XIXème, années vingt années cinquante). Ce lieu nous a montré à quel point ce chef d'entreprise, issu de la classe ouvrière, a été soucieux  du bien-être de ses employés et s'est révélé  en avance sur son époque;

     Nous venons de regagner notre hôtel à Albert, petite ville de la Somme, après un savoureux dîner au restaurant de la Basilique. 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    -

    • Charlotte, Maud et Soline

     

    Vendredi 22 mai

    Aujourd'hui, vendredi 22 mai 2015, nous avons quitté l'hôtel à 09h30 pour nous rendre à une visite guidée basée sur les champs de bataille de la Somme. Nous avons pu observer les dégâts causés par les obus; le cratère de Lochnagar mesurait 100 mètres de diamètre pour 30 mètres de profondeur. Nous avons ensuite pu admirer un monument dédié aux soldats britanniques de la première guerre mondiale, puis de véritables tranchées dans lesquelles  des soldats canadiens se sont battus en première ligne.

     Dans l'après-midi  nous avons entrepris une visite du chemin des Dames, célèbre pour la durée du conflit, ainsi que sa violence au niveau de la terre, mais aussi pour les souterrains dans lesquels Allemands et Français ont cohabité tout au long des assauts, séparés par un simple mur.

    Nous avons ensuite rejoint Verdun, dernière étape de notre séjour.

     

    Charlelie, Julien et Nathan,

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    --------------------

    Lien vers le carnet de bord du dernier jour

             Lien vers la page d'accueil du blog réalisé par les élèves

  • La bataille de la Somme.

    Publié le vendredi 5 juin 2015 16:43 - Mis à jour le lundi 15 juin 2015 22:06

              La bataille de la Somme débuta le 1er juillet 1916. L'armée britannique voulait alors prendre les Allemands par surprise dans une zone où les combats étaient inexistants, c'est ainsi qu'ils choisirent l'Ouest du Front. A l'origine, cette offensive ne devait durer qu'un seul jour; les Britanniques avaient, en effet, prévu deux opérations : la première consistait à faire exploser les lignes ennemies grâce à des tunnels creusés au-dessous d'elles.  Mais si elles agissaient suivant un plan minutieusement élaboré, les troupes anglaises manquaient cependant d'hommes expérimentés, car la plupart étaient des volontaires, parfois très jeunes. C'est ainsi que le 1er juillet, au moment où elles montaient à l'assaut, les troupes coloniales qui se trouvaient en première ligne restèrent bloquées dans leurs propres fils de fer barbelés qu'elles n'avaient pas pris le soin de couper et devinrent ainsi des cibles idéales pour les Allemands, dont les tranchées n'étaient qu'à 800m. Le massacre était alors inévitable! Mi-novembre 1916, la bataille de la Somme prit fin en raison d'un hiver très rude; prévue pour être conduite en un jour, elle avait, en fait, duré...141 jours !  Elle laissait derrière elle des villes et des villages en ruine mais, surtout, une véritable hécatombe, les soldats néo-zélandais et australiens qui étaient venus épauler les troupes anglaises étant particulièrement inexpérimentés... La Bataille de la Somme est restée comme la plus sanglante pour les troupes coloniales anglaises...

              Lors de notre voyage, nous avons parcouru un circuit nous permettant de mieux appréhender cette bataille. Notre première approche fut de visiter l'impressionnant cratère de Lochnagar ( 100m de diamètre et 30m de profondeur !), régulièrement entretenu par une association britannique depuis la fin de la Grande Guerre. Tout autour, sont posées de petites plaques en mémoire de soldats - et aussi de quelques infirmières - morts durant la bataille...

              Aujourd'hui la guerre est encore inscrite dans le paysage puisque les terres, notamment autour du cratère, sont toujours infertiles et que des trainées noires sont visibles, qui correspondent au charbon, à l'emplacement des lignes de chemin de fer par lesquelles on acheminait hommes et munitions...

             Le cimetière de Pozières fut notre deuxième étape : ici l'on peut rendre hommage aux nombreux soldats tués lors d'une attaque allemande au niveau des villages de Thiepval et de Pozières. Un mémorial a été érigé à Thiepval, où sont inscrits les innombrables noms des soldats morts dans la Somme, chaque pilier représentant un des lieux majeurs de la bataille. Partout, l'on a pu voir des coquelicots, adoptés par les Britanniques pour leur symbolique, celle de leur couleur rouge qui évoque le sang et parce qu'ils sont les premiers à avoir refleuri, au lendemain de la Guerre, sur cet immense champ de ruines et de désolation...

    Article rédigé par: Laura Dhellemmes, Rachel Leblois, Thamila Akilal et Maud Checchetto

             Lien vers la page d'accueil du blog réalisé par les élèves

  • Les sites de Verdun

    Publié le vendredi 5 juin 2015 16:50 - Mis à jour le dimanche 14 juin 2015 12:15

     

               Pour notre dernière journée, nous sommes allés voir des villages disparus, dont l'ancien village de Beaumont en Verdunois qui est l'un des neuf villages français détruits pendant la 1ère guerre mondiale. C'est le 23 février 1916 que le village tomba aux mains de l'ennemi et il fût repris seulement le 8 octobre 1918, malheureusement détruit. Ce village avait compté jusqu'à 400 habitants; Ils étaient encore 186 en 1911. Sur le site, il ne reste évidement plus rien, mis à part une petite chapelle qui a été dressée à côté du monument aux morts. Le cimetière a été conservé.


      

              Ensuite, nous sommes allés au fort de Douaumont, c'est une forteresse des plus importantes de la région de Verdun, elle a été investie par les Allemands 4 jours après le début de la guerre. L'aspect du fort de Douaumont a été  profondément modifié par les bombardements de mai à octobre 1916. Il est repris par les Français le 24 octobre 1916. Notre guide nous a emmenés dans différents endroits du fort.  Nous avons pu  prendre  dans nos mains des obus, et nous rendre compte du poids. Ensuite nous sommes entrés dans une pièce ou les soldats dormaient pendant la guerre. Elle était composée de lits en fer avec des planches de bois et à l'origine se trouvait aussi de la paille. L'hygiène de vie était déplorable.

              Après 2 à 3 heures de car, nous arrivâmes à Compiegne,  "ville de l'armistice". C'est un site très agréable; en effet, l'entrée  est dans un petit bois qui mène à une  place où un monument en l'honneur du maréchal Foch est dressé. Le musée de l'armistice nous ouvrit ses portes et nous fit découvrir la reproduction du wagon de Rethondes, celui où l'armistice de la Première Guerre mondiale fut signé et où Hitler signa avec le maréchal Petain la capitulation de la France en juin1940. Ce musée est composé de multiples pièces sur le thème de l'armistice, avec les photos prises à l'époque et d'autres datant de la Seconde Guerre mondiale. Après cette enrichissante dernière visite, nous repartîmes vers Angers.

     

     

    Article rédigé par: Laura Aubel, Léa Leveau et Jeanne Gasnier

             Lien vers la page d'accueil du blog réalisé par les élèves

  • La Citadelle de Dinant

    Publié le vendredi 5 juin 2015 16:47 - Mis à jour le dimanche 14 juin 2015 12:14

    La Citadelle...

     

    La citadelle de Dinant a été édifiée en 1815, sur l'emplacement d'un fort démantelé construit par Vauban sur le site d'un ancien château fort construit en 1051 par le prince-évêque de Liège, Théoduin.
     

    Située à l'aplomb de la cité dinantaise, la citadelle offre une vue saisissante sur la Meuse qui la borde.

    Accrochée à son éperon rocheux, surplombant la Ville de Dinant, la Citadelle est aménagée en musée d’armes et d’histoire depuis plus d’un siècle. Deuxième ville de la Principauté de Liège au moyen-âge, la cité des "Copères" était fière de sa "dinanderie", le travail du cuivre, et a été associée à la Hanse germanique.

    Pour monter à l’assaut de la Citadelle de Dinant, le visiteur a le choix entre gravir l’escalier (daté de 1577) aux 408 marches et/ou emprunter le téléphérique de 1956 (rénové en 1997) pour apprécier un paysage époustouflant sur la Ville de Dinant.

    En parcourant la Citadelle « hollandaise » de l’intérieur, les visiteurs apprécient l’histoire de Dinant en traversant les couloirs du temps, au propre comme au figuré : le Sac de Dinant par Charles le Téméraire et ses troupes en 1466, la construction des fortifications de la ville par Vauban, le génial ingénieur architecte de Louis XIV, les combats à la baïonnette entre soldats français et allemands et le massacre de 674 civils en août 1914. Après un court séjour en prison pour visiter les prisonniers d’un régiment disciplinaire, ils échapperont à la guillotine.

    A 100 m au-dessus de la Meuse, on abordera un merveilleux paysage à couper le souffle.

    Ils découvriront des scènes de la vie de garnison hollandaise (forge, cuisine, boulangerie) et se mettront dans la peau d’un « poilu » de la Grande Guerre dans sa tranchée pour traverser l'abri effondré.

     

    ...et son histoire

    Le 6 août 1914, les troupes allemandes débarquent dans la ville de Dinant. C'est le 15 août 1914 qu'à lieu le premier affrontement entre les soldats français et allemands, suite à la prise de la citadelle par ces derniers. Lors de cette bataille le Général de Gaulle, qui tente alors d'aider les soldats français, est blessé.

    Le même jour, dans l'entrée principale de la citadelle, 58 soldats français alors poursuivis par les Allemands se réfugient. Là démarre un combat à la baïonnette qui durera sept heures dans le noir dans les couloirs du fort : seuls les soldats allemands s'en sortiront. En effet, l'intégralité des soldats français seront massacrés par une douzaine d'allemands. Suite à ce combat, les cendres des soldats ont été regroupées ensemble dans la citadelle sans distinction des camps.

    C'est après l'attaque de la rue Saint Jacques par les Allemands, le 22 août, que la population tente de gagner la rive gauche de la Meuse. Durant la journée du 23 août, les Allemands attaquèrent aux quatre coins de la ville. Les premiers massacres commencèrent dans le faubourg de Leffe suivis de massacres de civils ainsi que l'incendie de la ville.

     

    Après la fin de la guerre 14-18, la citadelle n'a plus jamais été utilisée pour la guerre, seulement transformée en musée pour donner à voir les dégâts de la guerre.

    article rédigé par Charlotte Roussel, Alice Guegniard, Clémence Daudin, Sabrina Jeanpierre

             Lien vers la page d'accueil du blog réalisé par les élèves

  • carnet de bord ( 2/2) du voyage des 1ère L sur les sites de la guerre 1914-1918

    Par MARIE-ELIZABETH CORMIER, publié le dimanche 7 juin 2015 19:35 - Mis à jour le dimanche 14 juin 2015 12:14

    Lien vers la présentation et le reste du carnet de bord du voyage des 1ère L

    sur les sites de la guerre 1914-1918

             

             Levés à 6h 30, ce matin, nous avons pris un petit-déjeuner copieux et fait route vers les villages de la zone rouge, ces villages entièrement dévastés lors de la Première Guerre mondiale, qui n'ont jamais été reconstruits et sont honorés du statut peu enviable de " villages Morts pour la France "...

              Du premier, Ornes, il ne subsiste que quelques piliers et pans de mur de l'église... Nous avons ensuite rejoint une vaste clairière, à l'emplacement de ce qui fut jadis Beaumont en Verdunois, autre petit village rayé de la carte par les opérations de guerre.

    Une chapelle a été érigée au lendemain du conflit, qui était malheureusement fermée.

              Nous étions attendus à 10h pour une visite guidée du fort de Douaumont, le plus important des ouvrages défensifs de la région de Verdun, occupant une position stratégique que Français et Allemands se sont farouchement disputée, ce qui explique le nombre impressionnant des victimes causées par les combats devant ce fort. Son aspect a été profondément modifié par les bombardements de mai et d'octobre 1916. Il fut finalement repris par les Français le 24 octobre 1916.​​

              Après l'évocation de tant d'horreurs, le pique-nique nous est apparu comme une parenthèse réconfortante..

              Nous avons ensuite rejoint l'ossuaire de Douaumont. Dans cette nécropole inaugurée en 1932 sont réunis les ossements recueillis sur les 36 secteurs du champ de bataille. Autour, là où eurent lieu les combats, des tombes à perte de vue ( 16.000 ) qui nous ont permis de mesurer une nouvelle fois l'étendue des pertes humaines durant la Première Guerre mondiale...

              Après 2h 30 de trajet, nous sommes arrivés au musée de Compiègne. Dans la clairière de Rethondes on a reconstitué le fameux wagon dans lequel a été signé l'armistice mettant fin à la Guerre de 14-18.

              De la plaine belge à Compiègne, la boucle était bouclée; la classe a pris le chemin du retour en passant par Paris. Nous sommes finalement arrivés à Angers à 22h 30.

                          Elisa, Soline, Julien et Charlotte G.

    ------------------

             Lien vers la page d'accueil du blog réalisé par les élèves

Trier par
Catégories
Aucune catégorie définie
Auteurs