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Travaux interdisciplinaires sur " la rhétorique du discours" en anglais et français (2017)

Contre la fourrure animale

Par BRIGITTE RICHARD, publié le mercredi 7 juin 2017 16:46 - Mis à jour le mercredi 7 juin 2017 16:46

Je m'adresse à vous, oui vous, peuple français, qui avez ou non une opinion sur la cause que je défends. J'espère malgré tout que ce discours dépassera nos frontières, et qu'il sera entendu par le monde; car la production de fourrure animale n'est pas qu'un problème concernant notre cher pays, bien au contraire, c'est un problème de niveau mondial.

                Pour commencer, la fourrure fut jadis utilisée par les hommes de la préhistoire, en guise de protection contre le froid et les intempéries. Mais qu'en est-il de notre monde actuel ? La fourrure est maintenant un signe de prestige ou un objet de luxe. L'homme s'en sert de vêtement, garniture, ou accessoire de décoration... L'animal n'est plus considéré comme être, mais objet, outil, matériel. Triste réalité en effet. Mais la fourrure est aussi considérée comme le signe de la réussite sociale, de l'élégance. Que c'est élegant en effet, une peau d'animal mort sur ses épaules !

                Chers Hommes, qui ne prenez pas conscience de la torture fatale qu'endurent ces animaux, écoutez bien ces paroles: la fourrure n'est pas seulement la capture suivie de l'abattage des animaux. Non, c'est bien plus horrible. Tout d'abord, les animaux sauvages sont traqués, capturés, chassés dans des pièges dans la nature. On estime que ces animaux représentent 15% du total des bêtes chassés pour leurs fourrures. En ce qui concerne les pièges, ils visent à immobiliser l'animal, mais sans le tuer directement. Evidemment, si la souffrance de ceux-ci était directement abrégée, ce ne serait pas aussi amusant. Une fois l'animal pris au piège, il agonise jusqu'à l'arrivée du trappeur. Les 85% de la production restante sont faits dans des "fermes à fourrure". Ces petits hôtels de luxe confinent l'animal durant toute sa vie entre 4 "murs", dans un espace mesurant entre 60 centimètres et 1 mètre carré pour les plus chanceux. Quel luxe ! Bien évidemment, les animaux sont en stress permanent, beaucoup vont jusqu'à s'automutiler. Les pires élevages sont dans les pays asiatiques, plus précisément en Chine, où certains animaux sont maltraités ou dépecés vivants. D'autres chiffres ? En moyenne, plus de 70 millions d'animaux sont abattus chaque année, et ce chiffre est en hausse de 10% tous les 10 ans... 10ans; pour ne serait-ce qu'un manteau, il faut environ 50 visons, entre 3 et 10 loups, 27 et 30 ratons laveurs, et 12 et 15 lynx. Aimeriez-vous être à la place d'un vison qui est élevé de 7 à 8 mois, qui est tué par gazage, électrocution... ou mieux encore, par empoisonnement avec des produits chimiques ?

                Toutes ces données, ces chiffres, ces exemples sont les raisons pour lesquelles je souhaite interdire la production et la vente de fourrure. Par ailleurs, nous ne pensons pas assez à l'aspect écologique, car peut-être que vous ne le saviez pas, mais à cause de cette production de fourrure, la planète est mise en danger, non par la disparition des animaux, ou du moins leur diminution en grand nombre, mais par le fait que cela pollue en grande quantité. L'excrément que rejettent ces animaux contient du phosphore, qui est l'un des pires polluant de l'écosystème aquatique. L'une des 5 industries les plus polluantes est celle de l'incinération des carcasses, qui rejettent de nombreux gaz dans l'atmosphère. Nous ne pensons pas assez aux sommes d'argent que demandent les industries. La fourrure représente 40 milliards d'euros de chiffres d'affaire par an. Un butin particulièrement juteux qui semble bien plus important qu'un impact environnemental catastrophique et que la souffrance épouvantable qu'endurent ces animaux.

                Vous l'aurez compris, on ne parle pas seulement de défendre ou vouloir protéger les animaux, c'est aussi l'Homme qui est mis en danger. Ne soyons pas égoïstes, fermés d'esprit, ne restons pas aveugles sur cette triste réalité. Malgré le fait que certains pays, dont le nôtre, ont interdit ces pratiques jugées cruelles, certains hommes continuent illégalement ce commerce. Nous devons prendre conscience de la gravité de nos actes. J'ai encore espoir en l'humanité, alors agissons pendant qu'il en est encore temps.

                                             Kimberlye

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