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Travaux interdisciplinaires sur " la rhétorique du discours" en anglais et français (2017)

Défense de la cause animale

Par BRIGITTE RICHARD, publié le mercredi 7 juin 2017 23:17 - Mis à jour le vendredi 9 juin 2017 00:48
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Natacha Harry, présidente de la SPA, prononce un discours contre la maltraitance animal, devant un journaliste de la chaîne télévisée ARTE, le 6 juin 2014.

Chers téléspectateurs, comme vous le savez sûrement, chaque année, des milliers d'animaux sont maltraités. Je ne parle pas des animaux domestiques abandonnés qui sont, en France, au nombre de 11 par heure. Non, comme vous le savez sûrement, des milliers d'animaux sont maltraités, battus, tués.

En effet, en un an, 250 000 animaux sont euthanasiés pour des raisons financières, et ce chiffre ne dépasse pas nos frontières. Tue-t-on un humain par manque d'argent ? Ce qui est sûr, c'est que tout être vivant, qu'il soit animal ou humain, ne mérite pas l'euthanasie par « manque de moyens ». De quel droit peut-on ainsi décider si l'animal peut, veut, ou doit vivre ? L'animal n'est pas impliqué dans le monde de l'argent, alors pourquoi devrait-il en subir les conséquences ?

L'animal est d’ailleurs, contre son gré, impliqué dans des jeux d'argent : les combats de coqs.  Des personnes, des malfrats élèvent des coqs pour leurs donner une éducation contre nature : ils sont élevés à se battre contre d'autre coqs, condamnés à tuer, ou être tués dans le but de remplir les poches des propriétaires des coqs. Même si cette pratique est condamnée par l'état, elle est toujours exercée : ce n'est pas en punissant le vol que le vol s'arrête.

Les corridas sont, elles aussi, un exemple de la cruauté humaine : en un an, 10 000 taureaux sont massacrés dans des corridas, pour le « spectacle » ! Et quel spectacle ! Voir un animal se faire torturer,  voir un animal souffrir, voir un animal saigner ! Tout cela par simple cruauté et avidité ! La vie ne tient-elle qu'à cela ? Les riches possédant l'argent ont-ils donc droit de vie ou de mort sur un autre être vivant ?

D’autre part, la plupart des humains sur Terre mangent de la viande, tuée dans des conditions atroces. Quarante millions. C'est le nombre de poussins broyés par des couvoirs en un an, en France, ce qui correspond à un poussin par seconde ! Que dire de plus sinon que cette pratique n'est pas montrée par les médias, qui préfèrent parler de liberté et d'égalité, qui ne sont, soit dit en passant, accordées qu'à certains êtres et pas aux autres. Quelle liberté, quelle vie ont ces poussins qui, à peine sortis de l’œuf, sont lâchement broyés par une machine, que dire de plus de ces poussins nés pour mourir et nourrir ? Ce qui est aussi le cas pour le bétail d'élevage : saviez-vous que chaque année, dans le monde, 65 milliards d'animaux sont tués, rien que pour notre alimentation ? Ce qui correspond à 95 animaux mangés par un humain omnivore durant sa vie. Valons-nous 95 fois leur vie ? Sommes-nous supérieurs à eux ? Certains diront que c'est normal, que c'est la sélection naturelle, les forts vivent tandis que les faibles meurent. Mais quelle sélection y-a-t-il lorsque votre destin est de mourir avant d'être adulte ? Aucune. D'autres diront alors que, si l'on arrête l'élevage industriel, c'est non seulement l'économie, mais aussi l'écologie qui sera alors bouleversée. Revenir à un mode d'élevage traditionnel est désormais impossible, nous sommes trop nombreux.

Je ne demande pas de changer le monde et de revenir à ce qui se faisait avant, mais de simplement réfléchir et éduquer nos enfants, afin qu'ils comprennent que, dans le monde, l'animal est d’abord considéré comme une marchandise, avant d'être un être vivant. Cependant, considérer une cause ne suffit pas pour la combattre, certaines méthodes existent pour lutter contre cette barbarie : le végétarisme ou certaines de ses formes plus ou moins extrémistes permettent de moins consommer et de sauver certaines vies.

Je vous remercie de votre attention.

                                                                                                     Clément

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