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Espace pédagogique d'établissement

Travaux interdisciplinaires sur "la traite, l'esclavage et leurs abolitions" (2016)

Tous les articles (21)
  • Remembering the slave trade in Nantes and in Liverpool

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    Par BRIGITTE GLIERE, publié le dimanche 1 mai 2016 11:30 - Mis à jour le dimanche 8 mai 2016 21:35

    Nantes and Liverpool have both chosen to remember the slave trade that has greatly contributed to their prosperity in the XVIIIth century, but in different ways.

                Nantes opened a Memorial to the Abolition of Slavery in 2012. It is associated with exhibitions about city life at the time, at the Château des Ducs de Bretagne.

                Liverpool International Slavery Museum opened in 2007. It is mainly dedicated to the slave trade and to its impact on the city. Yet, it also has a whole section about modern forms of slavery, with exhibitions that are regularly updated.

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  • Contemporary forms of slavery involving children

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    Par BRIGITTE GLIERE, publié le dimanche 1 mai 2016 11:32 - Mis à jour le dimanche 8 mai 2016 21:32

    Last January when we visited the Memorial to the Abolition of Slavery in Nantes, our guide insisted that we shouldn't forget many people around the world are still deprived of freedom and treated as slaves. That's why our teacher asked us to inquire about contemporary forms of slavery focusing on children.

     

    CHILD SLAVERY TODAY

    OUR TASK

    On May 2nd 2016, several lectures  will be given in our highschool about the notion of race through the centuries and about anti-slavery  organizations.  You have been invited to talk about the various forms of slavery  today and more particularly about child slavery.

    You will work in pairs to look for information, design  and present a flyer  that will be handed out to the participants about :

    - the various forms of slavery

    -child  labourers

    - child soldiers

    Your goal will be to sensitize the participants to those problems and to encourage them to take action.

     

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    RESOURCES

    • The Various forms of slavery today and Child labourers

    Visit the site of Liverpool  International Slavery Museum . You will find information about contemporary        slavery  in  an exhibition entitled "Broken lives in India".  Using the links you will be able to know more about the various forms of slavery and about action taken to fight them.                  http://www.liverpoolmuseums.org.uk/ism/            

    The site "Anti-slavery international " is also very informative and will provide examples or real stories.                       Don't  forget slavery in the UK and in other western countries. http://www.bbc.com/news/uk-25048307

     The story of Iqbal Masih  and its impact on a Canadian teenager named Craig Kielburger  is particularly  interesting.(Many links to written , audio and video documents on the Net)

     

    • Child soldiers

    Using the links below you will be able to know more about  child  soldiers and about action taken to fight                 that problem.

    1. general information

                  http://www.bbc.co.uk/worldservice/people/features/childrensrights/childrenofconflict/soldier.shtml

     

             2-child soldiers in Sierra Leone

                http://news.bbc.co.uk/2/hi/europe/4500358.stm

     

     

             3-a former child soldier shares his story

                 http://www.huffingtonpost.com/entry/child-soldier-book_us_561d55dfe4b050c6c4a313d8

                 and

                 http://www.nj.com/entertainment/index.ssf/2015/10/real_life_child_soldier_tells_his_story.html

     

                4-War Child, a charity : stories of child soldiers + goals of this charity

                 https://www.warchild.org.uk/issues/child-soldiers/child-soldiers-stories

                 http://www.warchild.org/vision

     

              5- UN action in Chad

                  https://youtu.be/WtY2oMuk4qY

     

    You will be able to read some of the flyers we have designed in the attached files.

     

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  • Voltaire," le Nègre de Surinam"

    Par Théo MARCHAIS, publié le dimanche 1 mai 2016 17:57 - Mis à jour le dimanche 1 mai 2016 18:01

     

     

    VOLTAIRE, Candide 1759, extrait du chapitre 19 : la rencontre avec le nègre de Surinam

     "En approchant de la ville, ils rencontrèrent un nègre étendu par terre, n'ayant plus que la moitié de son habit, c'est-à-dire d'un caleçon de toile bleue ; il manquait à ce pauvre homme la jambe gauche et la main droite. « Eh, mon Dieu ! lui dit Candide en hollandais, que fais- tu là, mon ami, dans l'état horrible où je te vois ? -- J'attends mon maître, M. Vanderdendur, le fameux négociant, répondit le nègre. -- Est-ce M. Vanderdendur, dit Candide, qui t'a traité ainsi ? -- Oui, monsieur, dit le nègre, c'est l'usage. On nous donne un caleçon de toile pour tout vêtement deux fois l'année. Quand nous travaillons aux sucreries, et que la meule nous attrape le doigt, on nous coupe la main ; quand nous voulons nous enfuir, on nous coupe la jambe : je me suis trouvé dans les deux cas. C'est à ce prix que vous mangez du sucre en Europe. Cependant, lorsque ma mère me vendit dix écus patagons sur la côte de Guinée, elle me disait : " Mon cher enfant, bénis nos fétiches, adore-les toujours, ils te feront vivre heureux, tu as l'honneur d'être esclave de nos seigneurs les blancs, et tu fais par là la fortune de ton père et de ta mère. " Hélas ! je ne sais pas si j'ai fait leur fortune, mais ils n'ont pas fait la mienne. Les chiens, les singes et les perroquets sont mille fois moins malheureux que nous. Les fétiches hollandais qui m'ont converti me disent tous les dimanches que nous sommes tous enfants d'Adam, blancs et noirs. Je ne suis pas généalogiste ; mais si ces prêcheurs disent vrai, nous sommes tous cousins issus de germains. Or vous m'avouerez qu'on ne peut pas en user avec ses parents d'une manière plus horrible".

     

                    Candide est une œuvre éponyme (le personnage principal donne son nom à l'œuvre) écrite par le philosophe des lumières Voltaire. Cette œuvre à pour but de dénoncer certains agissements par le biais d'un personnage neutre, naïf, étranger à la France et surtout optimiste.

                Dans le passage du nègre de Surinam, Candide tombe nez à nez avec un esclave amputé de la jambe gauche  et de la main droite, presque totalement dévêtu. Au cours de sa conversation avec "le nègre", Candide découvre qu'il est face à un esclave auquel on a coupé la jambe en guise de punition et dont on a amputé la main suite à un accident, là Voltaire cherche à apitoyer le lecteur.

    C 'est lorsque "le nègre" dit "c'est a ce prix la que vous avez du sucre en Europe" que Voltaire en vient réellement à exprimer son opinion sur la question de l'esclavage: il y est fortement opposé. Beaucoup d'autres termes servent à apitoyer le lecteur comme "c'est l'usage" ou "j'attends mon maitre" (lui-même se nommant Vanderdendur ce qui peut être interprété comme vendeur à la dent dure.

    -"ma mère me vendit dix écus" :

    -"tu as l'honneur d'être esclave de nos seigneurs les blancs"

    -"Les chiens, les singes et les perroquets sont mille fois moins malheureux que nous"

                A travers ces phrases, Voltaire montre, avec ironie, par des comparaisons ou même par des phrases choc que l'esclavage est un fléau qu'il faut arrêter.

                Voltaire termine son texte par une allusion à la religion: il tente de montrer l'hypocrisie de celle-ci et de montrer l'incohérence et l'inhumanité des propos des négriers

  • Chevalier de Jaucourt - L'Encyclopedie

    Par Marion BOUVIER, publié le vendredi 29 avril 2016 15:52 - Mis à jour le dimanche 1 mai 2016 18:00

    Chevalier de Jaucourt, Encyclopédie, article «Traite des Nègres» (1766)

     

     

    L'Encyclopédie est un ouvrage du XVIIIème siècle réalisé par les philosophes Diderot et d'Alembert. Elle contient la synthèse des connaissances portées sur les sciences, les arts et les métiers. Dix-sept volumes ont été publiés en vingt ans (1751 → 1772) de rédaction et de réflexion, ce qui présente un travail considérable pour l'époque.

     

    Page de titre du premier tome, 1751Page de titre du premier tome, 1751

     

     

    "On dira peut-être qu’elles seraient bientôt ruinées, si l’on y abolissait l’esclavage des nègres. Mais quand cela serait, faut-il conclure de-là que le genre humain doit être horriblement lésé, pour nous enrichir ou fournir à notre luxe ? Il est vrai que les bourses des voleurs de grand chemin seraient vides, si le vol était absolument supprimé ; mais les hommes ont-ils le droit de s’enrichir par des voies cruelles et criminelles ? Quel droit a un brigand de dévaliser les passants ? A qui est-il permis de devenir opulent, en rendant malheureux ses semblables ? Peut-il être légitime de dépouiller l’espère humaine de ses droits les plus sacrés, uniquement pour satisfaire son avarice, sa vanité, ou ses passions particulières ? Non… Que les colonies européennes soient donc plutôt détruites, que de faire tant de malheureux.

    Mais je crois qu’il est faux que la suppression de l’esclavage entrainerait leur ruine. Le commerce en souffrirait pendant quelque temps : je le veux, c’est là l’effet de tous les nouveaux arrangements, parce qu’en ce cas on ne pourrait trouver sur le champ les moyens de suivre un autre système ; mais il résulterait de cette suppression beaucoup d’autres avantages.

    C’est cette traite des nègres, c’est l’usage de la servitude qui a empêché l’Amérique de se peupler aussi promptement qu’elle l’aurait fait sans cela. Que l’on mette les nègres en liberté, et dans peu de générations ce pays vaste et fertile comptera des habitants sans nombre. Les arts, les talents y fleuriront ; et au lieu qu’il n’est presque peuplé que de sauvages et de bêtes féroces, il ne le sera bientôt que par des hommes industrieux. C’est la liberté, c’est l’industrie qui sont les sources réelles de l’abondance. Tant qu’un peuple conservera cette industrie et cette liberté, il ne doit rien redouter. L’industrie, ainsi que le besoin, est ingénieuse et inventive ; elle trouve mille moyens différents de se procurer des richesses ; et si l’un des canaux de l’opulence se bouche, cent autres s’ouvrent à l’instant.

    Les âmes sensibles et généreuses applaudiront sans doute à ces raisons en faveur de l’humanité ; mais l’avarice et la cupidité qui dominent la terre, ne voudront jamais les entendre."Chevalier de Jaucourt, article                                                             « Traite des nègres » extrait de l’Encyclopédie

                                                                                                                                        Jaucourt ( 1704-1779 )

     

    Dans l'article «Traite des Nègres» présent dans l’Encyclopédie, Jaucourt exprime son opinion en réfutant le point de vue de ceux qui disent que l'abolition de l'esclavage ruinera les colonies. Il présente donc trois arguments.

     

    Son premier argument est d’ordre moral. En effet, il établit une comparaison entre les négriers qui privent d'autres hommes de leur liberté et les bandits de grand chemin qui volent leurs semblables pour faire fortune. Va-t-on les plaindre s'ils ne s'enrichissent plus parce que le vol est aboli ? Pas plus qu'on ne plaindrait les négriers de ne plus s'enrichir sur le dos des esclaves.
     

    Ensuite vient un argument démographique. Selon Jaucourt, l’esclavage a empêché l’accroissement rapide de la population sur le continent américain.

     

    Enfin, il utilise un argument économique. Si l’on venait à abolir l’esclavage, les hommes auraient besoin d’une nouvelle source de revenus : ils devraient par conséquent faire preuve d’inventivité afin de créer des industries. Dans ce dernier argument, Jaucourt confirme son idée principale et explique que les colonies ne seraient en aucun cas ruinées puisqu’il prétend que l’industrie est une source d’abondance.

     

    Marion Bouvier – Ludivine Phelippeau – Charly Dupuy de 2nde 8

     

     

  • "Sang négrier", une nouvelle de L. Gaude (2009)

    Par Roxane LAIGNEAU, publié le vendredi 29 avril 2016 15:58 - Mis à jour le dimanche 1 mai 2016 17:54

    Laurent GAUDE, SANG NEGRIER   (in Voyages en terres inconnues, 2009)

     

    Sang négrier est une nouvelle fantastique dénonçant l'esclavage à travers le récit du capitaine d'un bateau négrier qui tombe peu à peu dans la folie. Cet homme est confronté à la fuite de cinq esclaves à l'entrée du port de Saint-Malo, une chasse à l'homme est organisée par l'équipage et les habitants de la ville. Deux des cinq esclaves ont été tués, le narrateur est responsable de la mort du troisième.

    Laurent GAUDE, qui est un écrivain du 20eme siècle, a choisi de traiter ce thème pour montrer à ses lecteurs que, malgré les nombreuses années qui nous séparent de cette période de la traite négrière, ce sombre épisode est toujours ancré dans notre mémoire collective.

     

    Extrait pages 25 -26, ligne 40 à 58 :

    "Le troisième, je le ramenai vivant moi-même. Je le trouvai dans la cave d'un tonnelier, terrorisé et tremblant de faim, je le traînai par les cheveux jusqu'à la place de la cathédrale, je le montrai à la foule et je le forçai à s'agenouiller et je lui tranchai la gorge. Nous avons aimé ce spectacle. Chacun de nous a ressenti au plus profond de lui que c'était ce qu'il fallait faire cette nuit: tenir la bête à ses pieds et l'immoler. Aujourd'hui que j'y repense, je mesure combien nous étions loin de nous-mêmes. J'aurais dû tout faire pour garder ce nègre vivant j'avais fait le plus difficile je n'avais plus qu'à le ramener au navire et à le plonger à fond de cale avec ses congénères. J'en aurais tiré un bon prix. Mais non. Cette nuit-là, il fallait du sang. A moins qu'au fond, ce ne soit le contraire. A moins, oui, que nous n'ayons jamais été aussi proches de nous-mêmes que cette nuit-là, acceptant pour un temps les grondements de notre être comme seul souverain.

    La décapitation du nègre souleva une vague de folie. Tout le monde savait qu'il n'en restait plus qu'un et chacun voulait être celui qui l'attraperait".

     

    Analyse :

    Ce passage du roman démontre parfaitement la violence envers les esclaves. La soif de tuerie cette nuit là les a tous transformés en monstres: «je le traînai par les cheveux jusqu'à la place de la cathédrale, je le montrai à la foule et je lui tranchai la gorge» Ces actes démontrent que les esclaves n'étaient pas mieux traités que des animaux… Tués comme des bêtes dans un abattoir. Ces pauvres hommes n'étaient que pour les négriers des sacs de pièces avec lesquels ils pourraient vivre longtemps dans les luxe. « J'en aurais tiré un bon prix »,confie le narrateur. Leur envie de tuer leur a fait perdre la raison et le sens commun : «  Mais non. Cette nuit là, il fallait du sang » «  A moins, oui, que nous n'ayons jamais été aussi proches de nous mêmes que cette nuit là » Le narrateur nous fait clairement comprendre que les valeurs humaines qui incitaient les hommes à avoir une bonne conduite ont totalement été mises à l'écart ! Ce n'est maintenant plus que le côté animal de l'homme qui se dégage de ces marins qui laissent leurs instincts de prédateurs prendre le dessus.

    Deslandes Anouck Goupil Emma

    Risch Clémentine Laigneau Roxane

    Guimon Florian

     

     

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