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Espace pédagogique d'établissement

Travaux interdisciplinaires sur "la traite, l'esclavage et leurs abolitions" (2016)

La vie d'un esclave de l'Afrique vers l'Amérique à partir "Moi,Joseph Mosneron armateur négrier nantais, 1804"

Par Aurélien GUIDEAU, publié le vendredi 29 avril 2016 15:34 - Mis à jour le dimanche 1 mai 2016 17:17

Nous avons tiré  les informations présentes dans cet article  du livre de l'historien Olivier Pétré Grenouilleau "Nantes au temps de la traite négrière" qui a analysé lui même le récit  "Moi Joseph Mosneron , armateur négrier nantais, 1804 ". Ce dernier  nous décrit la traite avec les conditions de vie des esclaves d'Afrique jusqu'aux Antilles où ils sont  déportés pour travailler dans les plantations.

 

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maquette d'un navire négrier@Musée Histoire de Nantes

Pour commencer, les esclaves étaient achetés à des populations Africaines du littoral après avoir été capturés a l'intérieur des terres par ces dernières .Ils sont  échangés contre des marchandises venues  d'Europe ( indiennes ,armes, alcool, pacotille, etc...) qui étaient, suite au voyage de l'Europe vers l'Afrique , en plus ou moins bon état  comme il est dit dans l'extrait: "On trouva beaucoup d'avaries, principalement sur les armes qui étaient dans l'état le plus déplorable [...]. Elles étaient tellement incrustées de rouille qu'il devenait indispensable de l'enlever pour faire passer ces armes en traite ".

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Des esclaves capturés par des populations Africaines du littoral.

Les esclaves étaient embarqués sur les navires  négriers. Malgré les précautions prises par les marins pour éviter les incidents a bord des navires, les révoltes étaient inévitables:

Musée histoire de Nantes

" Ils n'y en a pas un seul qui ait été exempt d'avoir des révoltes a son bord.On avait beau de redoubler les précautions par les fers, les chaines, les entraves, les fortes cloisons et les rembardes, tous ces obstacles étaient vaincus par l'esprit de liberté et le caractère féroces des esclaves que nous traitions ".

Reconstitution de l'entrepont d'un navire négrier au sein de l'exposition « Les Anneaux de la Mémoire » au château des ducs de Bretagne à Nantes (1992-1994). Wikipédia

La vie d'un marin était dure, c'est un métier difficile comme le montre :"Moi Joseph Mosneron , armateur négrier nantais 1804". Pendant la traversée, les conditions étaient déplorables:"Enfin fut passée la saison des ouragans, des tonnerres , tous les jours foudroyant , des déluges d'eau prête à nous engloutir" .Quelques chiffres donnés par Olivier Pétre Grenouillau (professeur d'histoire contemporaine a l'institut d'étude politique de Paris) nous donnent une idée de la difficulté d'effectuer un voyage négrier: " le navire perdit 11 de ses 34 membres d'équipages."

Grâce à " la vie d'Olaudah Equiano" ,publié à Londres en 1789,on peut prendre conscience des conditions de vie bien plus difficiles des esclaves dans l'entrepont contrairement à "Moi Joseph Mosneron armateur négrier Nantais, 1804" qui n'en parle pas et qui  a probablement honte de la manière dont ils traitaient les esclaves.

"Les passagers du vent " de François Bourgeon.

Les conditions de vie dans l'entrepont du navire étaient insupportables et inhumaines : " La puanteur de la cale était si insupportable et écoeurante qu'il était dangereux d'y demeurer longtemps; les Blancs autorisaient certains jeunes à rester sur le pont pour respirer de l'air frais.L'étroitesse de l'endroit ou chacun avait à peine l'espace pour se retourner , conjuguer a la chaleur du climat, nous étouffait presque.Cela provoquait d'abondantes transpirations, de sorte que l'air devint bientôt irrespirable." D'après "la vie d'Olaudah Equiano, Londres 1789"

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 Dessin de l'époque sur les conditions de vie d'un esclave dans un navire négrier.

 

Avant  leur arrivée aux Antilles, les esclaves étaient soignés avant d'être vendus : "Incontinent après notre arrivée dans la baie du fort royal , on fit sortir notre cargaison de noirs pour les déposer a terre dans des magasins afin de les soigner et de les rafraichir.Ils furent tant bien que mal revendus".

Pour finir, quelques chiffres donnés par Olivier Pétre Grenouillau (professeur d'histoire contemporaine a l'institut d'étude politique de Paris). Ces chiffres nous donnent une idée de la difficulté d'effectuer un voyage négrier: " le navire perdit 11 de ses 34 membres d'équipages.Il traita entre 220 et 248 Noirs , dont 56 perdirent la vie lors de la traversée de l'Atlantique soit 25% . Le bilan financier s'avéra désastreux ."

Conclusion: Le livre "Moi Joseph Mosneron armateur négrier Nantais , 1804 " nous permet de retracer le parcours d'un esclave à travers  le regard d'un marin .Mais  certains détails horribles de l'histoire de ces esclaves ne sont pas expliqués, c'est pour cela que nous avons dû nous renseigner dans une autre source :Le livre "la vie d'Olaudah Equiano, Londres 1789".

 

 

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