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Revue de presse

Portrait de Mme la proviseure dans "le Courrier de l'Ouest" le 31 08 2015

Par rupn 1, publié le samedi 5 décembre 2015 21:43 - Mis à jour le dimanche 15 janvier 2017 21:55

1) Portrait de Mme la proviseure dans "le Courrier de l'Ouest"

Après les articles de presse mi juin sur le  concert à St Léger des Bois (2 articles)  et la visite d'une délégation chinoise, le lycée a de nouveau  eu les honneurs de la presse avec un portrait de Mme la Proviseure  et une présentation du lycée dans "Le Courrier de l'Ouest" du 31 08 2015 page 5.Ces articles avec photographie ont été annoncés par  une photographie  en 1er page :

Photo

Photographie " Le Courrier de l'Ouest"-Laurent Combet

 

Ci dessous l'intégralité du texte de l'article avec l'aimable autorisation de M.François  Lacroix :

« Je pratique la gentillesse »

Originaire de Cholet, passée par Saumur, Pascale Bertin-Roche est la proviseure passionnée du lycée Henri-Bergson à Angers.

Enfant, vous imaginiez-vous un jour dans la peau de la proviseure d’un lycée ? Comment dit-on, d’ailleurs ?

Pascale Bertin-Roche : « On dit madame la proviseure. Mais quand on est enfant, si on est attiré par le monde de l’éducation, on veut surtout être maîtresse d’école ! Moi, j’ai commencé par des études de philo. Et c’est au cours de ces études, alors que j’étais surveillante d’externat, que j’ai découvert le métier de CPE (conseiller principal d’éducation). Je le suis devenu en réussissant le concours. Mais je me suis vite aperçue et j’ai eu vite envie d’avoir une influence plus importante pour les enfants. Et la solution, c’est de devenir chef d’établissement. Mais à vrai dire, il m’a fallu beaucoup d’efforts pour m’imaginer dans le costume. A l’époque, je n’avais pas vraiment le profil de ceux qui occupaient cette fonction. »

Vous n’avez donc jamais enseigné avant de devenir la patronne des enseignants ?

« Non. Ou quelques heures de philosophie, lors d’un remplacement. Mais ce n’est pas un problème. Tous les chefs d’établissements ne sont pas forcément des anciens enseignants. Aujourd’hui, un cadre d’un autre ministère que celui de l’Education nationale peut même diriger un collège ou un lycée. »

Est-ce à dire qu’un lycée se dirige comme une entreprise ?

« C’est difficilement transférable. Ce n’est pas anodin de diriger un établissement scolaire et je ne sais pas si je saurais diriger une entreprise. Diriger un lycée est un métier très difficile qui me passionne. Mon métier est de mettre de l’huile dans la mécanique pour que ça fonctionne le mieux possible. Pour que les personnels enseignants et administratifs aient envie de donner le meilleur d’eux-mêmes au service des élèves. Le proviseur est un généraliste qui assume des fonctions de RH, qui organise, qui représente l’Etat et qui est le premier pédagogue de son établissement. Aujourd’hui, je dirige 150 personnes dont une centaine d’enseignants mais ce n’est pas moi qui les ai recrutés, pas moi qui les paye et pas moi qui peux les licencier. Et forcément, ça change tout. Mon influence, c’est la persuasion. Je suis dans la relation humaine totale. Au départ, c’est difficile, car il faut mettre beaucoup de distance entre soi et sa vie professionnelle. »

Et quelle est donc votre force de persuasion ?

« Je pratique la gentillesse ! On arrive à obtenir beaucoup de choses avec la gentillesse. Ça ne veut pas dire faiblesse. Je ne suis pas dans l’autoritarisme. Et je n’assieds pas mon autorité parce qu’on va m’appeler madame la proviseure. Ni avec les personnels, ni avec les élèves. Je suis dans le dialogue. Je gère les difficultés des uns et des autres. Je fais en sorte que tout le monde soit dans les meilleures conditions pour travailler. Parce que je crois qu’on travaille mieux quand on est heureux au travail. On parle de l’effet enseignant, qui est le plus important pour les élèves, mais il y a aussi l’effet chef d’établissement qui doit permettre aux enseignants de se sentir bien. »

Proviseure au féminin, c’est forcément différent ?

« Je ne crois pas. Au boulot, je ne suis ni un homme, ni une femme. »

Qu’est ce qui vous rend si passionnée par ce métier assez mal connu ?

« C’est ma mission qui me passionne. Ma mission et les valeurs de la République qui y sont rattachées. Comme tous les chefs d’établissements d’ailleurs. Je suis là où je veux être pour avoir une influence sur la vie des jeunes. Le lycée Bergson est d’une grande et belle mixité sociale. C’est un lycée qui est au cœur d’un quartier populaire. Ma mission est de garder tout le monde jusqu’au bout et d’enlever les freins que certains jeunes peuvent se mettre parfois. Ma plus belle récompense, ce sont les yeux des gamins de mon lycée qui brillent. Même si ça a un petit côté fleur bleue. Les yeux des enfants qui brillent, ça, c’est un bon indicateur pour le classement des lycées ! »

Etes vous sensible à ces fameux classements des lycées ?

« Pas du tout. Je suis sensible au climat scolaire, à l’atmosphère qui règne à Bergson. Je suis sensible à l’esprit d’équipe, à la fidélisation des personnels. Le lycée jouit d’une très bonne image. C’est un lycée où l’on se sent bien. Quand on vient un jour à Bergson, on y reste. »

Vous pourriez donc y finir votre carrière ?

« J’ai déjà connu pas mal d’établissements parce qu’un chef d’établissement est quelqu’un qui doit avoir envie de changer, quelqu’un qui ne doit pas s’encroûter. Mais j’avoue que je peux imaginer ma fin de carrière dans ce lycée. »

Entretien François LACROIX
 

La photographie de la vignette ci dessous est consultable sur le site du journal " Le Courrier de l'Ouest"

Photographie " Le Courrier de l'Ouest"-Laurent Combet

Associé à ce portrait, le journal "Le Courrier de l'Ouest " a fait une présentation du  lycée :

Un lycée né de la partition du lycée David-d’Angers

"Situé dans le quartier du Lac-de-Maine, non loin de Belle-Beille, le lycée Henri-Bergson est né de la partition du lycée David-d’Angers en 1981. Il est devenu autonome en 1982. Le lycée d’Etat du Lac-de-Maine a décidé de son patronyme en 1983 : il sera le lycée Henri-Bergson. « A l’origine, il avait été créé pour remplacer le lycée David-d’Angers, jugé un peu à l’étroit, mais il y a une telle levée de boucliers autour de David-d’Angers, que le nouvel établissement est devenu le lycée Bergson », confie la proviseure Pascale Bertin-Roche. Pour la petite histoire, Henri Bergson, qui est né à Paris en 1859, a fait ses premiers d’enseignant de philosophie au lycée David-d’Angers.

La conception du lycée Bergson a donné lieu à une consultation des professeurs par l’architecte Yona Friedman qui en a élaboré les plans à partir de ces remarques. De fait, l’établissement est installé dans un écrin de verdure sur un parc de 3, 5 hectares et présente les caractéristiques d’un campus avec des espaces intérieurs clairs et aérés où tout contribue à rendre les études sereines. Il compte aujourd’hui environ 1 000 élèves dont un tiers de post-bac. Il accueille aussi des élèves déficients visuels de l’Institut Montéclair. Il est le lycée de secteur des collèges publics Jean-Monnet et François-Rabelais d’Angers mais également de Chalonnes, Saint-Georges-sur-Loire et Ingrandes".

 

 

 

 

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