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Orientation

Nouveaux cursus à l'Université d'Angers

Par rupn 1, publié le lundi 13 novembre 2017 14:29 - Mis à jour le lundi 13 novembre 2017 14:36
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Ouest-France a publié un article ce lundi 13 novembre sur ce sujet

Lien vers l'article sur le site de l'Université d'Angers.

(le texte ci dessous en est la copie).

"Nouveaux cursus: l'UA lauréate du PIA3

 

Les Universités d’Angers et du Mans ont répondu à l’appel à projets lancé dans le cadre du 3e volet du Programme d’investissements d’avenir (PIA3). Le dossier a été retenu le 13 octobre 2017. Les deux établissements ont ainsi obtenu le feu vert national pour expérimenter une nouvelle organisation de la licence. Un projet audacieux !

Le 14 juin 2017, les Universités d’Angers et du Mans ont déposé un projet commun de « Nouveaux cursus à l’université », l’un des volets du PIA3. Il se focalise sur la période bac-3/bac+3, c’est-à-dire le passage du lycée au diplôme de licence.

Les solutions envisagées sont issues d’une réflexion menée depuis 2016, et ont pour but d’améliorer encore la réussite des jeunes étudiants. « Nous allons proposer à chaque étudiant un contrat de réussite étudiant adaptatif et modulaire permettant la baisse du taux d’abandon en licence, une poursuite d’étude valorisante et une insertion professionnelle réussie », résume le document de candidature élaboré par les Universités d’Angers et du Mans.

Le projet, baptisé Thélème (en référence à l’abbaye rabelaisienne et à sa devise « Fais ce que tu voudras »), vise à « mieux orienter les lycéens et à accompagner davantage les étudiants », précise l’historien Didier Boisson, ancien doyen de la Faculté des lettres, langues et sciences humaines, qui a porté le dossier.

 

Renforcer encore le lien avec les lycées

Cinq catégories d’actions ont été identifiées. La première rassemble les mesures envisagées pour améliorer la liaison entre les lycées et l’université. L’actuel dispositif sera renforcé, avec davantage d’interventions des enseignants-chercheurs dans les lycées, « notamment lors de travaux de projets ». Les étudiants seront également sollicités pour assurer un tutorat scolaire et des conseils d’orientation auprès des lycéens. Des tests d’auto-évaluation seront proposés afin que les élèves de Terminale puissent confirmer leur choix. « Celui qui voudrait s’inscrire en licence Économie, par exemple, verra de cette manière s’il est armé pour ce cursus ».

Autre nouveauté : les lycéens auront la possibilité de réaliser un Projet personnel et professionnel de l’étudiant (3PE), une réflexion généralement menée en 1re année de licence. « Avec les mêmes objectifs et les mêmes avantages, c’est-à-dire que ces lycéens valideront des crédits, des ECTS comptant pour l’obtention de leur licence. Idem pour des travaux de groupe que nous pourrions leur proposer. C’est le côté le plus iconoclaste de notre proposition, reconnaît Didier Boisson : commencer à valider une partie de la licence dès le lycée ».

 

Une licence en 2 ans


Après le bac, certains pourront obtenir leur licence en 2 ans, les autres en 3 ans ou plus. Le projet prévoit en effet l’abandon du rythme semestriel. Les enseignements seront construits en une succession de blocs à valider « quand on se sent prêt ». Adieu le redoublement. « L’idée, c’est que l’étudiant progresse selon ses résultats et ses disponibilités. Ce qui compte à la fin, c’est le nombre d’ECTS accumulés ».

Pour permettre le fonctionnement de ce système, l’enseignement à distance sera développé.

L’évaluation évoluera elle-aussi. Les formations seront traduites en compétences. En plus des connaissances fondamentales de la discipline, les compétences transversales (savoir rédiger, mener un projet, etc.) et professionnelles seront prises en compte dans la notation. « Chaque équipe pédagogique conservera l’entière responsabilité du contenu de chaque licence », précise Didier Boisson.

Le développement de l’engagement étudiant et du tutorat est un autre axe fort du projet. Dans le cadre d’une nouvelle unité d’enseignement obligatoire, les étudiants devront consacrer, en 2e ou 3e année, des heures à une action citoyenne, associative… Ils pourront aussi s’engager à effectuer du tutorat auprès de lycéens, auprès d’étudiants de niveau inférieur ou en régime spécifique (étudiants en situation de handicap, sportifs de haut niveau…). En complément, un nouveau type de tutorat verra le jour : des doctorants ou professionnels accompagneront vers l’excellence les meilleurs étudiants.

 

Lancé dans des lycées pilotes

Le dossier a été retenu au plan national, par le Commissariat général à l'investissement et le gouvernement. Les premières mesures pourraient entrer en application dès septembre 2018, grâce à un réseau de lycées pilotes.

La modification des licences devrait elle intervenir à partir de 2020 (pour les 2e et 3e années, puis en 2021 pour les étudiants de 1re année). À l'UA, elle concernera d’abord trois des sept composantes (voir la liste ci-dessous). « L’objectif sera par la suite de disséminer le dispositif en interne, d’augmenter le nombre de lycées partenaires, et d’inspirer d’autres universités françaises », ambitionne Christian Roblédo, président de l'UA. L’expérience est prévue pour durer 10 ans".

les filères concernées par le dispositif

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L'Université d’Angers : L’Université d’Angers offre quasiment toutes les formations en Licence sauf en Sociologie, en STAPS (Sciences et Techniques des Activités physiques et Sportives), Sciences de l’Education assurées par l’Université de Nantes (ou l’Université Catholique de l’Ouest à Angers), en Histoire de l’Art et Archéologie assurée par l’Université de Nantes et en Arts Plastiques assurée par l’Université de Rennes.

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