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Voyages - 2016

Carnet de bord du voyage sur les sites de la Grande Guerre

Par BRIGITTE RICHARD, publié le dimanche 8 mai 2016 16:37 - Mis à jour le dimanche 29 mai 2016 10:02

Dimanche 29 mai, La France et l'Allemagne commémorent le centenaire de la bataille de Verdun.

Un diaporama de ce carnet de bord du voyage d'une quarantaine de 1 ère STMG et 1ère L sur les sites de la guerre 1914-1918 du 27 au 30 avril est actuellement affiché sur les écrans du lycée.

Samedi 3O avril après-midi

Après de longues heures dans le car, nous sommes arrivés sur le lieu de  notre dernière visite : le Musée de la clairière de l'Armistice. Ce musée est constitué de 5 salles: la première nous fait découvrir la réplique d'un wagon-restaurant  dit "la voiture n°2419D". Celui-ci fut transformé en bureau pour le Maréchal Foch et les autres chefs des armées alliées, et a été utilisé pour la signature de l'armistice en 1918. Il sera de nouveau réutilisé symboliquement par Adolf Hitler en 1940 pour l'armistice avant d'être détruit en Allemagne en 1945. Il est alors reconstruit à l'identique pour le musée. Dans la deuxième salle, nous avions à notre disposition des appareils à vues stéréoscopiques, qui nous montraient des images de la guerre en trois dimensions, et cela était vraiment très impressionnant à regarder. Dans les autres salles,  des vitrines exposent toutes sortes de douilles d'obus façonnées,  d'autres nous font découvrir  des appareils personnels des soldats français, des journaux et des documents originaux nous sont aussi présentés.Une fois les combats  terminés, il faudra attendre 1919 pour que la paix soit signée. La plume qui a été utilisée pour la signature est exposée dans l' une des vitrines.

La visite terminée, nous reprenons le car pour repartir à Angers. 

Ce fut un voyage très enrichissant, avec des sites  très impressionnants et émouvants à voir.

Lisa (1L)

 

 

 

Samedi 3O avril matin

Nous nous sommes levés plus tôt ce dernier jour, car le programme était chargé.

Nous avons commencé par nous rendre sur le site de l'ancien village de  Fleury-devant-Douaumont,  qui aujourd'hui n'existe malheureusement plus: il a été totalement détruit pendant la guerre, en 1916, comme d'autres villages de la zone rouge. Nous avons pu constater la violence de la guerre en voyant le terrain complètement retourné par les obus. Des dalles ont été placées au sol de manière que nous puissions nous représenter la rue principale et les emplacements des différents commerces, ainsi que des habitations  (Eglise, exploitation agricole, étameur...). Une chapelle du souvenir perpétue la mémoire de ceux qui ont vécu là et de ceux qui y sont morts.

Ensuite, après un passage à Cumières dont il ne reste qu'une partie du cimetière, nous nous sommes rendus au fort de Douaumont, un fort très impressionnant, relativement différent de la Caverne du Dragon.Ce fort est le plus grand de tous ceux construits autour de Verdun. Les conditions de vie dans le fort nous paraissent aujourd'hui intenables: l'hygiène était très précaire, comme nous avons pu le  voir, les toilettes à la turque renvoyaient des odeurs nauséabondes dans tout le fort ,et dans les chambres les soldats étaient entassés parfois à quatre sur le même lit. De plus, l'atmosphère était très humide et il faisait extrêmement froid.

Après cette visite, nous sommes allés sur le dernier site de la matinée: l'ossuaire de Douaumont. L'ossuaire est un monument gigantesque, classé monument historique, qui recueille les restes de plus de 130000 soldats français et allemands non identifiés.Il est entouré de plus de 15 000 pierres tombales de soldats français tombés au combat.

Lara (1L)

 

 

 

 

 

 

Vendredi 29 avril après-midi

Nous avons visité la Caverne du Dragon qui se trouve à Craonne dans l'Aisne sur le chemin des Dames. Cette caverne a été occupée par les Allemands jusqu'en 1917, puis a été reprise par les Français.

Elle se nomme la Caverne du Dragon à cause des fumées dégagées par les cuisines qui rappelaient aux Allemands la caverne d'un dragon. Cependant lorsque les Français la récupérèrent, ils lancèrent une propagande affirmant que le tir de leurs obus ressemblaient au feu craché par un  dragon.

Cette caverne était positionnée en dessous des tranchées et servait donc de refuge pour les combattants, allemands comme français. Mais les conditions de vie n'étaient pas meilleures que dans les tranchées, en raison par exemple de l'humidité qui était très présente ( 90%), des odeurs ( manque d’hygiène ....), du froid ( température 11°) et également de la peur que le plafond ne s'effondre à cause des tirs d'obus; cependant il était très résistant grâce aux failles qui absorbaient l'onde de choc. En creusant pour avoir du sable, les Allemands ont trouvé de l'eau filtrée par le calcaire (donc propre), et grâce à une pompe ils ont réussi à en faire un puits.

En 1917 les Français et les Allemands, séparés par un mur, cohabitent pendant deux semaines dans la caverne sans jamais se battre.

Encore aujourd'hui, les historiens retrouvent des objets qui ont appartenu aux soldats ( bouteilles, couverts, pots de confiture, gourdes ...). Il est toujours très émouvant de les découvrir.

Cathy et Claire (1L)

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 29 avril matin

Ce matin, troisième journée, nous sommes à Laon, ville de Picardie, et plus particulièrement dans la vieille ville qui surplombe la nouvelle. 

Nous avons été séparés en deux groupes, et le nôtre a commencé par marcher le long des anciens remparts. Nous avons pu observer quelques portes de l'ancienne cité ainsi que d'autres anciennes ruelles. Au détour de ces petites rues , nous avons aperçu la Cour du Dauphin, lieu où a été conçu Louis XIV, par une nuit d'orage, dans l'auberge avoisinante. 

Ensuite nous sommes entrés dans la cathédrale Notre-Dame, qui date du XIIème siècle (époque gothique). L'extérieur, comme l'ont dit les enregistrements audio mis à notre disposition et qui nous servaient de guide, est moins austère que Notre-Dame de Paris, plus particulièrement en raison de l'éclairage apporté par les vitraux. L'intérieur est composé de nombreuses petites chapelles latérales, d'une vaste nef et d'un magnifique choeur. Nous avons trouvé cette cathédrale très belle et imposante. Les audio-guides nous ont appris beaucoup de choses sur son architecture magistrale et sur son histoire.

Jayson et Zachary (1L)

 

 

 

 

 

 

Jeudi après-midi

Nous avons débuté notre après-midi par une visite guidée du Familistère de Guise, et ensuite nous avons fait une visite libre des différents appartements.

 Jean-Baptiste Godin est le fondateur d'une manufacture  de poêles en fonte de fer. Il est né en 1817  et mort en 1889; durant toute son existence il a cherché à améliorer les conditions de vie de ses employés. Il a fait construire ce familistère, véritable cité où logeait l'ensemble du personnel de l'entreprise (directeur, ingénieurs et ouvriers...). Il a voulu améliorer les conditions de travail en diminuant le nombre d'heures ouvrées par jour de 3 heures (12 heures), en accordant un jour de repos, en n'employant les jeunes qu'à partir de 14 ans, en imposant l'école laïque, gratuite et obligatoire, bien avant Jules Ferry (1882) ; il augmente aussi les salaires et  les employés   disposent d'une sécurité sociale, tout cela avec des conditions de logement supérieures à la normale. C'était un homme qui voulait établir un monde juste, pacifique et humanitaire.

Les appartements que nous avons visités ont été reconstitués selon leur époque: 1867,1930, 1950, 1968.  Nous avons appris que les cloisons pouvaient être construites ou détruites selon la taille de la famille. Les enfants avaient une chambre séparée des parents, une nouveauté pour ce siècle; chaque famille choisissait entre un lavabo et une douche. Ils avaient accès au théâtre, aux écoles, qui étaient d'ailleurs MIXTES , à la buanderie et à la piscine. 

Ce familistère est une utopie réalisée.

Julie et Flavie (1ère L ) 

Photos : ©Familistère de Guise. Photographies Hugues Fontaine, Georges Fessy et D.R.

 

 

 

 

Jeudi matin

Après un réveil matinal, et un petit déjeuner reconstituant, nous sommes montés dans le bus où était présente notre guide. Nous sommes arrivés à 10h au cratère de Lochnagar. La guide nous a donné de nombreuses explications sur la création de ce cratère, résultat de l'explosion de 17 mines, et sa conservation. Nous avons également vu, sur le même site, la tombe d'un soldat retrouvé en 1998.

Ensuite nous sommes allés à Thiepval, et avons visité le musée dédié aux soldats de l'empire Britannique,  petit musée rendantcompte de leur participation à la Première Guerre mondiale. À l'intérieur, nous avons visionné un téléfilm sur le même sujet. Puis, nous avons vu le mémorial des Anglais. C'est un grand bâtiment de 46 mètres de haut, en briques rouges et en pierres blanches importées directement de Portland, et soutenu par 16 piliers. Tous les noms des soldats disparus sont gravés sur le monument. Juste derrière, se trouve un cimetière d'Anglais et de Français. Les tombes des Anglais sont des stèles rectangulaires blanches sur lesquelles sont gravées  les informations concernant le combattant: nom, régiment, grade, religion. Celles des Français sont des croix, peu importe la religion ou le rang du soldat, tous sont égaux face au trépas. La croix représente Dieu pour les croyants, et, pour les autres, symbolise seulement la disparition. Ensuite le bus nous a conduit à une école primaire pour que nous y pique-niquions.

Victor et Quentin (1L)

 

 

 

 

 

 

Mercredi 27 avril : soir

Pour notre première visite dans la ville d'Albert nous avons pu découvrir le musée de la Somme 1916. Pendant cette visite une guide nous a fait découvrir un tunnel ( "une muche" ) datant de la première Guerre Mondiale,long de 250 mètres et  situé à 10 mètres sous terre. 

La bataille de la Somme a commencé le 1er juillet 1916, mais elle a été programmée en 1915. Un imprévu a chamboulé les plans de cette bataille: les Allemands ont attaqué ailleurs pour faire diversion, c'était la bataille de Verdun.  Il a fallu que des régiments de poilus  se rendent à Verdun pour apporter leur aide. Les Britanniques se sont donc retrouvés seuls sur la Somme. Durant la première semaine de la bataille, 1 700 000 obus ont été tirés. De nos jours nous pouvons dire qu'il reste 30 % de ces obus qui n'ont pas éclaté, et qu'il faudrait 700 ans pour récupérer toutes les munitions de cette bataille. Cette bataille de la Somme  a montré à quel point les soldats n'étaient pas bien préparés.  Leur uniforme n'était pas non plus adapté. En effet les casques allemands étaient dotés d'une pointe, repérable de loin; quant aux Français, ils portèrent, jusqu'en 1915, un pantalon rouge garance qui  faisait d'eux des cibles faciles.  Leurs fusils pesaient plus de 5 kilogrammes et n'avaient pas de chargeur.

 Dans les tranchées les soldats buvaient pour se réchauffer et se donner du courage avant l'assaut. 

Ce musée nous a permis de découvrir ou de redécouvrir l'histoire de la bataille de la Somme dans des conditions proches de la réalité. Une série de vitrines nous montre des reconstitutions de la vie au front et dans les tranchées. 

Kelly et Margaux (1ère L)

 

 

 

 

Mercredi 27 avril: matin

Départ  ce matin à  8h00, sous le soleil, pour les 34 élèves  de 1L et 1STMG. Nous sommes en route pour ce voyage dans le passé,  sur les lieux de mémoire de la Guerre 14-18. 

Cet après midi, nous visiterons le musée  de la Somme, entièrement  refait à  l'occasion  du Centenaire. D'autres sites, tristement célèbres, nous attendent: champs de bataille de la Somme, la Caverne du Dragon, le Chemin des Dames, Verdun, le fort et l'ossuaire de Douaumont ...

Nous verrons aussi des lieux plus touristiques: la vieille ville et la cathédrale  de Laon, le familistère de Godin à Guise, représentatifs de notre patrimoine culturel et architectural.

 

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